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Ecoutez votre voix intérieure, c'est utile et c'est prouvé!

Se parler à soi-même aura valu à bien des gens de passer pour des fous, et pourtant! Il s'avère, selon une étude canadienne sur le self-controle, que discuter avec sa petite personne nous réussit plus qu'on ne l'imagine. Les recherches menées en ce sens ont révélé qu'exercer sa capacité à converser avec sa petite "voix intérieure" améliore la maîtrise de soi, réduit les comportements impulsifs, aide à résoudre des disputes et à prendre plus vite les bonnes décisions.

Au cours de l'expérience, des sujets ont dû appuyer sur un bouton quand un type d'image apparaissait à l'écran et à l'inverse ne pas l'enclencher quand tout autre type d'images s'affichait. Devant la majorité des symboles, les sujets étaient tentés d'appuyer sur ledit bouton, preuve qu'ils agissaient davantage par impulsivité qu'après réflexion. Le degré de maîtrise de soi de chacun d'entre eux a été mesuré en fonction de leur nombre de réponses correctes devant le stimulus.

Blocage
Un autre pan de l'étude s'est attaché au blocage de la voix intérieure des sujets, en les forçant par exemple à répéter l'expérience en ne cessant de répéter le même mot par exemple, afin de mesurer l'impact de cette déconcentration sur leur maîtrise d'eux-mêmes.

Self-contrôle
"Après toute une série de tests, nous sommes en mesure de conclure que les gens impulsifs réagissent car ils ne parviennent pas à se parler à eux-mêmes avant d'agir, et n'arrivent donc pas à exploiter le message de leur voix intérieure. A contrario, les personnes qui y parviennent témoignent d'une plus grande maîtrise de soi", explique le professeur Michael Inzlicht de l'université de Toronto.

Fonction
"Nous savions d'ores et déjà que certains individus discutent plus souvent avec eux-mêmes, mais nous ne savions pas jusqu'à présent que cela avait une telle fonction de self-contrôle". L'étude ne dit par contre pas s'il y a une différence entre ceux qui se parlent à eux-mêmes en leur for intérieur et ce qui s'y adonnent à haute voix, provoquant la suspicion d'une éventuelle folie. En attendant, on veillera plus que jamais à écouter notre petite voix, notre conscience, en espérant prendre de meilleures décisions. Des fois que ça marcherait, sait-on jamais... Mais la grande question demeure: on fait quoi de ce petit démon qui nous susurre parfois de mauvais conseils? (prdg)

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