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© Instagram/Invisibobble

Elle devient millionnaire en inventant l’élastique à cheveux “invisible” en pleine gueule de bois

Des élastiques, en forme de cordons de téléphone fixe, remplacent depuis quelques années les accessoires pour cheveux traditionnels. À l’origine de cette invention à succès, se trouve une étudiante de 18 ans qui en a eu l’idée un lendemain de soirée et est devenue depuis lors millionnaire. 

Invisibobble. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il y a de fortes chances pour que vous ayez craqué pour cet élastique à cheveux “invisible” présenté comme révolutionnaire. Lancé en 2013, l’Invisibobble a rapidement connu le succès, se retrouvant copié et présenté dans les rayons de la plupart des boutiques spécialisées et magasins de prêt-à-porter. L’élastique sous forme de cordon de téléphone a très vite volé la vedette aux accessoires capillaires classiques, boudés pour les plis qu’ils laissent sur les longueurs.

Derrière cette invention, ne se cache aucune grande entreprise, mais une étudiante suisse. Sophie Trelles-Tvede, âgée de 18 ans à l’époque, était à une soirée déguisée de son université qui avait pour thème “Tout sauf des vêtements”. En quittant son domicile, l’attention de la jeune femme est attirée par un vieux câble de téléphone et elle décide de l’utiliser pour s’attacher les cheveux. 

La soirée fut bien arrosée... Sophie se réveille alors le lendemain assommée par une atroce gueule de bois. Mais se rend compte qu’elle n’avait pas de tiraillements au niveau du crâne, ni aucune bosse dans les cheveux. Futée, l’étudiante a saisi le potentiel de cette expérience et s’est mise à travailler sur un prototype d’élastique pour cheveux tout au long de ses vacances de Noël. 

Moquée 

Si les débuts ont été difficiles, comme Sophie le raconte à la BBC, le succès était finalement au rendez-vous. Après avoir fait appel à un producteur en Chine, les ventes ont explosé en 2013 et l’accessoire a été distribué dans 12 pays. “Au début, les gens étaient très méfiants à l’égard de mon produit. On se moquait de moi parce que c’était ‘juste un accessoire pour les cheveux’. Mes colocataires se moquaient de mes publications Instagram sur l’entreprise, ou si je créais une facture sur l’un des ordinateurs de l’université”.

Mais c’est Sophie qui a eu le dernier mot, car au moment d’obtenir son diplôme en 2014, son entreprise avait un chiffre d’affaires annuel de plus de 5 millions d’euros. Aujourd'hui basée à Munich, Invisibobble enregistre des ventes de 19 millions d’euros. Sophie n’a qu'un seul conseil à donner aux jeunes persuadés de tenir une bonne idée: foncer avant d’entrer dans la vie active. “Si vous créez une entreprise en tant qu’étudiant, vous pouvez prendre un risque car vous n’êtes pas obligé de quitter un emploi à plein temps pour créer une entreprise. Le pire des cas de figure est que cela ne fonctionne simplement pas.”

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    Notre journaliste Déborah Laurent est installée en Californie une grande partie de l’année. L’occasion pour 7sur7 de vous fournir l’information la plus rapide et la plus complète possible (merci le décalage horaire!). Et l’occasion pour elle de constater les différences culturelles impressionnantes avec notre plat pays et d’apprendre à vivre en famille loin de tous. Elle en parle sur son blog personnel Sea You Son (et sur Instagram ici, Facebook ici et YouTube ici). Nous vous proposerons chaque mardi l’un de ses articles de blog ici.