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“Pacte de la mode”: l'industrie textile s'engage pour l'environnement, mais sans contraintes

Trente grands groupes du textile, industrie très polluante rappelons-le, ont lancé une coalition pour réduire leur impact environnemental, basée sur le volontariat.

"Pour la première fois durant ce G7, on va lancer une coalition d'actions pour le textile", a déclaré Emmanuel Macron samedi, rappelant que le textile est le deuxième secteur le plus polluant au monde, après les hydrocarbures, et serait responsable d'un tiers de la pollution des océans.  Il est responsable de 20% des rejets d’eaux usées et de 10% des émissions de CO2 dans le monde.

"Pour la première fois, les entreprises du secteur vont s'engager à agir avec des dates, avec des objectifs", a souligné Macron lors d'une allocution télévisée à Biarritz.

La moitié du secteur au niveau mondial

À la veille de l'ouverture du sommet, 147 grandes marques ont signé vendredi un "pacte de la mode” ("fashion pact") les engageant à avoir des pratiques plus respectueuses de l'environnement.

Parmi les signataires - qui représentent au total près de la moitié du secteur au niveau mondial - figurent les géants Adidas, H&M, Zara, Nike, Carrefour, Prada ou encore Chanel.

Un pacte dépourvu de sanctions

Le français François-Henri Pinault, PDG du groupe Kering (Gucci, Saint Laurent, Balenciaga, Alexander McQueen, Puma, etc) a été missionné par le gouvernement sur ce dossier.

Dépourvu de sanctions, le "pacte de la mode" vise à atteindre zéro émission nette de CO2 d'ici 2050 et à passer à 100% d'énergies renouvelables sur toute la chaîne d'approvisionnement d'ici à 2030. Les signataires s'engagent à présenter un bilan annuel de leurs efforts sur le sujet.

Que se passera-t-il si les entreprises ne remplissent pas leurs engagements? Le ministère de la Transition écologique table sur “les influenceurs sur les réseaux sociaux, les ONG (...) très vigilantes sur le décalage possible entre les discours et les actes” pour les pousser à jouer le jeu, “les effets sur leur réputation pouvant être violents” dans le cas contraire.

La relocalisation de la production des vêtements plus près des consommateurs n’est “pas à l’ordre du jour” de ce pacte, précise Kering. Ni une remise en cause de la “fast fashion” et de la multiplication des collections, pourtant décriée pour son impact sur l’environnement.

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