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© Vogue Italia/nina.be

Pourquoi le Vogue italien a remplacé ses photos par des illustrations

Un magazine de mode et des photos, indissociables, pensez-vous? Pourtant, le Vogue italien a décidé de troquer les clichés de mannequin par des illustrations pour une raison écologique. 

On le sait, l’industrie de la mode est l’une des plus polluantes. Et les magazines de mode y contribuent également. C’est en tout cas ce qu’estime Emanuele Farneti, le rédacteur en chef du Vogue italien. 

Il reconnaît que les séances de photos sont souvent loin d’être durables. Le rédacteur en chef a ainsi détaillé ce qui est nécessaire à l’édition d’un magazine: “150 personnes. 20 vols et une douzaine de voyages en train. 40 voitures qui doivent être constamment en attente. Des lumières qui sont allumées pendant au moins 10 heures. Les surplus alimentaires des entreprises de restauration. Des masses de plastique pour emballer les vêtements. De l’électricité pour charger les batteries des téléphones et des appareils photo...”

Se plaindre ou se sentir coupable n’est pas suffisant, assure Farneti, qui a décidé de prendre des initiatives afin de l’impact environnemental significatif de l’édition de magazines de mode. C’est la raison pour laquelle, dans le numéro de janvier, toutes les couvertures et photos ont été remplacées par des illustrations. Le rédacteur en chef a fait appel à des artistes connus et à des talents prometteurs. C’est une première, car le Vogue italien n’avait jamais eu d’illustration en couverture auparavant.

Grâce à cette initiative, la bible de la mode est non seulement devenue plus durable, mais l’équipe a également pu économiser beaucoup d’argent. Une somme qu’elle a décidé de reverser pour aider à la restauration de la Fondazione Querini Stampalia, une institution culturelle de Venise, touchée par d’importantes inondations ces dernières semaines.