Plein écran
© Instagram/Julietbonhomme

Seconde main, n°1 du style: les looks éthiques d'une influenceuse belge

Juliet Bonhomme utilise les codes des influenceurs Instagram pour prôner une mode plus consciente.

Contrecarrer les travers d’Instagram en utilisant ce même réseau social. Juliet Bonhomme, Bruxelloise de 23 ans, a eu la brillante idée de reprendre tous les codes des influenceurs aux millions d’abonnés pour prôner une mode plus “consciente”. À coups de “outfits of the day” (comprenez, tenues du jour) et autres hashtags, elle tente d’éveiller les consciences sur l’impact de notre surconsommation.

Son principe? Proposer des looks entièrement (ou presque) composés d’articles issus de seconde main. “Je ne vois jamais d’influenceurs porter deux fois une même tenue. Pourtant, je suis convaincue que nous ne sommes pas du tout obligés d’acheter du neuf pour être tendance. C’est de là que mon idée est née”, explique Juliet, qui fait partie de l’ASBL The Lemon Spoon qui encourage un mode de vie slow. 

De la frustration 

Il y a quelques années, la jeune femme a commencé à changer sa consommation de manière à réduire ses déchets et son empreinte écologique. “Mais je me suis retrouvée face à un dilemme. Moi qui ai toujours été une férue de mode, je me suis sentie extrêmement frustrée. Car pour diminuer mon impact environnemental, j’ai totalement arrêté d’acheter des vêtements. J’étais complètement paralysée”, confie-t-elle.

Les choses changent lorsqu’elle s’intéresse de plus près aux alternatives aux grandes enseignes que sont les vide-dressings, brocantes et magasins vintage. “Je me suis rendue compte que je pouvais complètement être tendance en donnant une seconde vie aux fringues.”

Ainsi, sur son compte Instagram, ce sont des looks au style actuel que l’on retrouve. À l’instar de ce costume rose trouvé en brocante, accessoirisé d’une banane en cuir acheté sur le vide-dressing virtuel Vinted. “Cela m’a coûté 8 euros pour redonner vie à cet ensemble”, s’enthousiasme l’instagrammeuse sous sa publication.

À chaque problème sa solution

Juliet l’avoue, il n’est pas toujours aisé de trouver des vêtements à sa taille. Mais là encore, la fan de mode a sa petite astuce. “Justement, le pantalon de mon ensemble rose était légèrement trop grand pour moi. Je l’ai donc apporté à un couturier de mon quartier. Il me l’a repris pour une dizaine d’euros. Je vois cela comme une manière pour moi de contribuer à la vie des commerces locaux. Et finalement, ce pantalon ne m’aura coûté qu’une quinzaine d’euros en tout. Je n’aurais jamais trouvé une pièce comme celle-ci à ce prix chez Zara ou H&M!”

Non seulement cette façon de s’habiller lui permet de se procurer des pièces uniques, mais aussi de faire de fameuses économies. 

Citation

Je dois bien économiser 100 à 150 euros tous les mois.

Les conseils de Juliet pour se lancer

On imagine que cette initiative vous inspire. Alors quels sont les conseils de Juliet pour se lancer? “Le plus facile est de commencer par des vide-dressings. C’est une bonne façon de trouver des filles semblables à soi, qui ont un style similaire. Une fois qu’on est à l’aise avec cet exercice, je conseille de petit à petit de s’aventurer dans les magasins vintage et de prendre le temps en brocante.”

La Bruxelloise conseille également d’utiliser Instagram comme une source d’inspiration. “Enregistrez des photos de looks qui vous plaisent, afin d’avoir toutes les pièces qui vous font réellement envie en tête au moment de vous rendre en brocante. Car le grand piège du seconde main est d’être tenté d’acheter plus au vu des tout petits prix…”, conclut Juliet.