Plein écran
La fenêtre arrière de la maison © HLN

Une famille achète une maison avec vue sur un lieu gay: "Parfois, ils sont six"

Lorsque Kim Duin-Oosterman et son mari ont acheté cette petite maison typique des années 1930, à environ 45 kilomètres au nord d'Amsterdam, ils étaient loin de se douter que les chambres des enfants donneraient sur un lieu de rencontres gay. Dans ce coin du bois de Benningbroek, des hommes se retrouvent tous les jours, "parfois à 18 heures", raconte la mère de trois enfants.

Citation

"Quand mes filles jouent dans le jardin, elles les voient encore mieux"

Kim Duin-Oosterman

La première fois que Kim a vu ce qu'il se passait dans la maison voisine, elle a failli ne pas en croire ses yeux. "J'étais dans la chambre de mon fils, assise sur le rebord de la fenêtre, quand j'ai vu deux hommes qui faisaient l'amour, en plein jour. J'étais perplexe". La mère a d'abord cru à un incident mais elle a remarqué que les mêmes hommes revenaient tous les jours, pour se retrouver dans un buisson, à côté du parking. "Il y en a qui viennent régulièrement, pour d'autres c'est exceptionnel, continue-t-elle. Et mes enfants peuvent tout voir depuis leur fenêtre". 

"Maman, pourquoi cet homme est-il à genoux?"
La mère de famille se dit désemparée quand ses enfants lui demandent: "Pourquoi le monsieur enlève son pantalon?" ou "Pourquoi, cet homme est-il à genoux?". Depuis, elle garde les rideaux fermés. 

Appels à la police
Kim appelle la police presque tous les jours, car l'endroit n'est pas un lieu de rencontre officiel pour les gays. Mais quand les agents de police arrivent, les hommes sont déjà bien souvent partis. Elle leur a demandé plusieurs fois d'arrêter. "Ils s'arrêtent immédiatement", dit-elle. "Mais ils reviennent le lendemain". Le voisinage prétend que le lieu est connu pour cette pratique depuis 32 ans, en dépit des nombreux appels à la police.

Kim et son mari se sont également rapprochés des services communaux. Mais ceux-ci ont renvoyé la responsabilité vers d'autres services. "Si j'avais su, jamais je n'aurais acheté cette maison", confie Kim.