1. Il a vécu sept ans en forêt avec les chevreuils, sans même un sac de couchage: le récit étonnant d’un isolement volontaire
    Interview

    Il a vécu sept ans en forêt avec les chevreuils, sans même un sac de couchage: le récit étonnant d’un isolement volontaire

    Geoffroy Delorme a vécu sept ans dans la forêt de Louviers en Normandie, en compagnie des chevreuils. Il a fait sien leur mode de vie. Il a vécu seul sans tente, sans abri, ni même un sac de couchage ou une couverture. Il s’est nourri comme un chevreuil, a dormi comme un chevreuil et s’est protégé des intrus comme eux. Les chevreuils sont devenus ses amis, ses guides. Dix ans après avoir retrouvé la civilisation, il publie le livre “L’homme-chevreuil”, dans lequel il raconte cette folle immersion. Rencontre.
  2. L’effondrement du pont de Gênes inspire Julien Sandrel: “Ça aurait pu être nous”
    Interview

    L’effondrement du pont de Gênes inspire Julien Sandrel: “Ça aurait pu être nous”

    Sienna et son oncle, Sacha, sont en route pour la Toscane. Les vacances s’annoncent fantastiques. Tess, la mère de Sienna, est en chemin pour les rejoindre. Elle a fait escale chez sa meilleure amie, à Gênes, elle ne devrait plus tarder. Mais l’amie en question habite sous un pont et ce pont s’effondre et enseveli la maison et ses habitants. Sacha est bouleversé lorsqu’il apprend la tragique nouvelle, d’autant qu’il n’a pas les liens familiaux qu’il prétend avoir avec Sienna: il est en réalité un acteur, engagé par Tess pour jouer le rôle de l’oncle de Sienna quelques jours par mois, depuis trois ans. N’ayant aucun lien de parenté avec la fillette et sa mère étant portée disparue, les autorités risquent de les séparer. Sacha va tout faire pour protéger la fillette de 9 ans, à laquelle il s’est follement attaché. Voilà l’histoire, en bref, de “Vers le soleil”, le nouveau roman de Julien Sandrel.
  1. “Quand on place ses parents, c’est souvent qu'on ne peut pas faire autrement, mais ça n’empêche pas de se sentir coupable”
    Interview

    “Quand on place ses parents, c’est souvent qu'on ne peut pas faire autrement, mais ça n’empêche pas de se sentir coupable”

    Quand sa mère de 92 ans entre en Ehpad, Marie-Sabine Roger (auteure de “La tête en friche” et “Un simple viol”) se met à prendre des notes. “Lorsque j’ai eu fini de les écrire, je ne savais pas si je devais en faire quelque chose ou pas. Il y a beaucoup de témoignages sur les parents qui s’en vont. Et je m’étais toujours dit que tout ce qui était de l’ordre de la biographie, ce n’était pas pour moi.”
  2. Il est l'un des meilleurs négociateurs du monde: “Parfois, on risque gros pour des sales cons qui ne le méritent pas vraiment”
    Interview

    Il est l'un des meilleurs négocia­teurs du monde: “Parfois, on risque gros pour des sales cons qui ne le méritent pas vraiment”

    C’est un métier secret et dangereux. Laurent Combalbert, ex-membre du RAID en France, formé par le FBI aux USA, est l'un des meilleurs négociateurs du monde. Il sort “Négo”, son premier roman, un thriller haletant, qui s'inspire de sa propre expérience de terrain. Une belle occasion pour nous d’en savoir un peu plus sur l’art de la négociation.
  1. “Être Haut Potentiel, ce n’est pas une maladie, c’est une manière différente d’être au monde”
    Interview

    “Être Haut Potentiel, ce n’est pas une maladie, c’est une manière différente d’être au monde”

    Martin a 15 ans et il sait bien qu’il n’est pas tout à fait comme les autres. Mais il ne comprend l’ampleur de la question que quand il se plonge dans le livre que sa grand-mère lui a offert à Noël et dans lequel elle lui raconte ce qu’était son père, quand il était petit. Comme lui, son père est Haut Potentiel. Comme lui, il a une manière de penser bien à lui, une sensibilité exacerbée et il s’épuise à trop réfléchir. Avec le roman “Zebraska”, paru chez J’ai lu, Isabelle Bary nous invite dans le monde des enfants zèbres qui rendent leurs parents chèvres. Et au vu de la description précise du quotidien de Thomas et de sa mère, on comprend que le sujet la concerne personnellement.
  2. Ils vivent dans un immeuble de 45 étages, sans eau, sans électricité et sans fenêtre: “Ils devraient nous servir d’exemple”
    Interview

    Ils vivent dans un immeuble de 45 étages, sans eau, sans électrici­té et sans fenêtre: “Ils devraient nous servir d’exemple”

    Cette construction impressionnante en plein cœur de Caracas aurait dû être l’emblème de l’économie florissante du Venezuela. Haute de 52 étages, la Tour de David aurait dû abriter une banque et avoir un héliport sur son toit. David Brillembourg, son principal investisseur, est mort prématurément en 1993 et les rêves de grandeur ont pris fin brutalement au Venezuela. Le pays est aux prises avec une inflation abominable. Depuis des années, tout augmente, sauf le salaire des gens. Beaucoup ont fui le pays, son insécurité et l’impossibilité totale de se projeter dans l’avenir. D’autres ont tiré leur plan comme ils ont pu. La Tour de David est devenue un squat organisé: 3.800 personnes y vivent dans des appartements insalubres, sans eau ni électricité, avec des baies vitrées ouvertes sur le vide. Les habitants de la Tour de David ont développé une économie qui leur est propre. Chacun met son talent, ses capacités, à disposition des autres.
  1. Les confessions intimes de Stéphane Pauwels: “J’ai eu des envies suicidaires”

    Les confessi­ons intimes de Stéphane Pauwels: “J’ai eu des envies suicidai­res”

    Le 28 août 2018, Stéphane Pauwels voit sa vie brusquement basculer. Le présentateur vedette de RTL est arrêté, accusé d’avoir participé à un home invasion. Condamné avec sursis en octobre dernier, il clame son innocence dans un livre intitulé “De la lumière à l’infamie”. Avec nous, il revient sur la période la plus noire de sa vie. “Je ne m’apitoie pas sur mon sort, je raconte mon histoire, qui je suis. Ce bouquin est une thérapie pour moi”, nous confie-t-il, accompagné du coauteur du livre, Michel Matton, dans les locaux d’Arabel, à Schaerbeek, où il anime une émission de foot tous les lundis. Marqué à jamais par cette épreuve, il dénonce “l’acharnement médiatique” dont il a été victime et qui aurait influencé la justice.
  2. Fatiguée des gueules de bois, elle a décidé d'arrêter l'alcool: “Ne pas boire, ça donne des super pouvoirs”
    Interview

    Fatiguée des gueules de bois, elle a décidé d'arrêter l'alcool: “Ne pas boire, ça donne des super pouvoirs”

    “L’alcool est un pansement miraculeux, il balaie les chagrins, il dissout la sensation de n’être à sa place nulle part.” Stéphanie Braquehais a longtemps utilisé l’alcool comme béquille dans sa vie pour être plus drôle, plus sociable, plus détendue. Elle n’était pas alcoolique mais elle abusait régulièrement du breuvage qui désinhibe. Comme vous, peut-être. Comme moi, probablement. Dans Jour Zéro, journal intime qui pousse à la réflexion sans plomber le moral, elle raconte pourquoi mais surtout comment elle a tiré un trait sur l’alcool. En la lisant, on s’interroge sur notre propre consommation d’alcool, sur les raisons qui nous poussent à décapsuler cette bière un mercredi soir et à avancer l’heure de l’apéro le samedi.
  1. Pénétration, jouissance, désir et absence de désir: la gynéco qui dit stop aux idées reçues
    Interview

    Pénétrati­on, jouissance, désir et absence de désir: la gynéco qui dit stop aux idées reçues

    Laura Berlingo, gynécologue-obstétricienne à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, “veut changer la société”, comme l’indique le bandeau sur son livre “Une sexualité à soi”, fraîchement publié. Comment? En encourageant les hommes comme les femmes, les célibataires comme les couples, les hétérosexuels comme les homosexuels à penser à toutes ces choses qui font l’éducation sexuelle, la vie intime et le rapport sexuel. “Je ne suis pas en colère. Je dénonce rien”, dit celle qui s’est fait connaître par les podcasts “Qui m’a filé la chlamydia?" et “Coucou le Q”. “J’ai écrit ce livre parce que je me suis rendue compte d’un tas de choses au fil des ans. C’est mon métier de parler de ce qu’on considère comme de l’intimité. J’aime bien parler de ça avec mes amis, ma famille, mes patientes… Je me suis rendue compte qu’on passait souvent d’une norme à une autre. Parfois, en écrivant, je me disais: mais j’enfonce des portes ouvertes en fait. L’idée est vraiment de dire: réfléchissez à tout ça. Ce n’est pas un livre moralisateur.”
  2. Accusé de pédophilie, Gabriel Matzneff répond dans un livre... que personne ne veut éditer

    Accusé de pédophilie, Gabriel Matzneff répond dans un livre... que personne ne veut éditer

    Le “livre-confession” de Gabriel Matzneff entend répondre à celui de Vanessa Springora qui, dans “Le Consentement”, accusait l’écrivain d’acte de pédophilie à son égard quand elle avait 14 ans. Aucune maison d’édition n’a accepté de le publier et l’auteur aurait donc eu discrètement recours au financement participatif... par courrier interposé, relatent ActuaLitté et Le Parisien.
  1. “Femme de”, on lui fait violemment payer les dérapages de son mari: “Aurait-elle dû voir que le pouvoir le modifiait?”
    Interview

    “Femme de”, on lui fait violemment payer les dérapages de son mari: “Au­rait-el­le dû voir que le pouvoir le modifiait?”

    Cette fois, ça y est: Louise a quitté Philippe. Ils s’étaient éloignés ces dernières années. Ils ne partageaient plus qu’un toit. Elle avait aimé son énergie, son ambition, son audace et son courage. Elle l’avait regardé grimper les échelons un à un et jouer le jeu des chaises musicales dans les cabinets ministériels avec brio. Elle n’a pas vu, ou elle n’a pas voulu voir, que l’accession au pouvoir lui avait fait renoncer à sa droiture et à sa fidélité, tant professionnellement qu’intimement. Louise demande le divorce. Elle pensait récupérer une identité en quittant l’ombre de cet homme politique que tout le monde admire. Mais le scandale éclate, Philippe chute de son piédestal et Louise est entraînée dans le tourbillon de l’opprobre.