1. Le jour où le dernier enfant quitte le nid, la mère est dévastée: “C’est une blessure qui ne se referme jamais”
    Interview

    Le jour où le dernier enfant quitte le nid, la mère est dévastée: “C’est une blessure qui ne se referme jamais”

    C’est un jour comme les autres pour Anne-Marie: sa routine matinale est bien rodée, les tartines sont prêtes à être grillées, la table est dressée, elle prépare le café. Les gestes sont mécaniques. Elle les fait depuis si longtemps. C’est un jour comme les autres sauf que tout a le goût des adieux. C’est la dernière fois ce matin que son fils, son dernier-né, prendra le petit-déjeuner à la table familiale. Anne-Marie savait que les enfants finissaient, un jour, par prendre leur envol. Elle est déjà passée par là deux fois avant Théo. Mais Théo, c’est le dernier, et le voir partir la dévaste.
  1. “Quand j’ai eu ma fille dans mes bras, j'ai réalisé qu’elle allait connaître un monde pas très joyeux”
    Interview

    “Quand j’ai eu ma fille dans mes bras, j'ai réalisé qu’elle allait connaître un monde pas très joyeux”

    Hugo Clément a fait ses premières armes sur France 2 avant de se faire repérer par Canal Plus. Son passage par Le petit journal de Yann Barthès lui a permis d’entrer dans la lumière. Il exploite désormais sa popularité pour informer sur l’effondrement écologique de notre monde. Il est aujourd’hui “Sur le front” sur France 2 et aux quatre coins du monde, aux côtés de ceux qui agissent pour changer les choses. Hugo Clément, très présent sur les réseaux sociaux, dénonce et raconte ce qui mènera à notre perte si on n’agit pas maintenant. Il était à Bruxelles hier, pour parler de son livre “Journal de guerre écologique” (paru chez Fayard) dans lequel il relate tout ce qu’il a vu et tout ce qu’il a appris avec des phrases concrètes qui nous font immanquablement réfléchir à notre consommation. On apprend par exemple que le plastique que l’on ingère par semaine équivaut à une carte de crédit. Ce livre, difficile mais chargé d’espoir, est “une mise en lumière des gens qui agissent et un appel à l’action, parce qu’ils ont besoin d’aide”. À lire pour réveiller les consciences endormies. Rencontre.
  2. Le dessinateur Malik, papa de “Cupidon”, décède dans l’incendie de sa maison

    Le dessina­teur Malik, papa de “Cupidon”, décède dans l’incendie de sa maison

    Une personne est décédée lors d'un incendie d'habitation survenu vendredi matin à Ramillies, a-t-on appris auprès de la zone de secours du Brabant wallon. La victime est le dessinateur Malik, a précisé L’Avenir, ajoutant que le parquet était attendu sur les lieux. Le bourgmestre Jean-Jacques Mathy a confirmé son décès. Le septuagénaire avait notamment collaboré au journal Spirou et était le père de Cupidon et Archie Cash.
  1. Maman d’un enfant handicapé, elle accueille un réfugié: “Les deux ont du mal à communiquer, je dois sans cesse essayer de les comprendre”
    Interview

    Maman d’un enfant handicapé, elle accueille un réfugié: “Les deux ont du mal à communi­quer, je dois sans cesse essayer de les comprendre”

    Samy a 15 ans. Autiste et polyhandicapé, il vit dans un établissement à 800 kilomètres de sa mère, Eglantine Eméyé, animatrice sur France 3. Elle avait raconté son histoire poignante dans un livre “Le voleur de brosses à dents”. Dans “Tous tes mots dans ma tête”, véritable ode à la tolérance, Eglantine Eméyé s’invite dans la tête de son fils et lui prête un dialogue avec Mohamed, un Irakien qu’elle a accueilli dans son foyer et qui a investi la chambre de Samy. “Je pensais avoir raconté tout ce qu’il y avait à raconter sur Samy”, nous confie Eglantine Eméyé. “Mais les gens continuaient à me demander de ses nouvelles. Je me suis dit que c’était bien si c’était Samy qui s’exprimait, qu’on comprenne le handicap, mais à travers lui. Dans le livre, Samy a 12 ans.”
  1. De policier à écrivain traduit dans 30 pays: “En vérité, la police, c’est décevant”
    Interview

    De policier à écrivain traduit dans 30 pays: “En vérité, la police, c’est décevant”

    Rose Rivière, jolie jeune femme, a été étranglée le 25 décembre sur la place de la grande ville de M., au milieu de cinq cents personnes qui assistaient au spectacle de Noël. Pourtant, personne n’a rien vu... De l’événement dramatique, il ne reste qu’une photo en noir en blanc, prise par un journaliste local. On peut y voir deux mains noires encerclant le cou de la victime. Une avocate de la région va prendre l’affaire à cœur et tout faire pour trouver le coupable. Voilà le résumé du roman “Sous le parapluie d’Adélaïde” de Romain Puértolas qu’on avait connu avec “L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea”, sorti en 2013. Roman Puértolas, alors capitaine de police, avait vu son premier roman être traduit dans trente pays avant même sa parution. Il s’est mis en congé de la police suite à cet énorme succès littéraire mais le goût de l’enquête reste bel et bien présent. Rencontre.
  2. Terreur dans une station de ski isolée: “Dans des tas de situations anodines, il y a des idées horribles qui me viennent”
    Interview

    Terreur dans une station de ski isolée: “Dans des tas de situations anodines, il y a des idées horribles qui me viennent”

    Hugo a le cœur brisé. Pour se remettre de sa rupture, il accepte un poste de saisonnier dans une petite station de ski isolée de tout et de tout le monde. Il y restera tout l’été, entouré d’une poignée d’habitués qui profitent de l’absence de touristes pour remettre le site en état. Très vite, Hugo se met à avoir des hallucinations. L’isolement est-il en train de le rendre fou ou est-ce autre chose, de plus inquiétant? Maxime Chattam avec son roman “L’illusion” réussit son tour de magie: nos nerfs se tendent à l’extrême et nos battements du cœur s’accélèrent lors de passages où il ne se passe pourtant pas grand-chose. L’ambiance est noire. Terrifiante. “C’était jouissif. La rupture de tons, dans ce climat énigmatique, provoque paranoïa et séquences dignes d’un film d’horreur”, se réjouit l’auteur au téléphone.