Photo prise au 30e étage de la Tour de David, en février 2014.
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Photo prise au 30e étage de la Tour de David, en février 2014. © REUTERS

Ils vivent dans un immeuble de 45 étages, sans eau, sans électricité et sans fenêtre: “Ils devraient nous servir d’exemple”

InterviewCette construction impressionnante en plein cœur de Caracas aurait dû être l’emblème de l’économie florissante du Venezuela. Haute de 52 étages, la Tour de David aurait dû abriter une banque et avoir un héliport sur son toit. David Brillembourg, son principal investisseur, est mort prématurément en 1993 et les rêves de grandeur ont pris fin brutalement au Venezuela. Le pays est aux prises avec une inflation abominable. Depuis des années, tout augmente, sauf le salaire des gens. Beaucoup ont fui le pays, son insécurité et l’impossibilité totale de se projeter dans l’avenir. D’autres ont tiré leur plan comme ils ont pu. La Tour de David est devenue un squat organisé: 3.800 personnes y vivent dans des appartements insalubres, sans eau ni électricité, avec des baies vitrées ouvertes sur le vide. Les habitants de la Tour de David ont développé une économie qui leur est propre. Chacun met son talent, ses capacités, à disposition des autres.

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    “Mais qu’est-ce qu’on fout sur cette ligne de départ un dimanche matin?” Pourquoi 49.155 personnes courent 42,195 kilomètres “dans une ville pourvue de 16 lignes de métro, 10 lignes de tramway, 316 lignes de bus, pour finalement revenir au point de départ?” Voilà les questions que se posait Eglantine Chesneau sur la ligne de départ du marathon de Paris, le 14 avril 2019. Elle a décidé d’y répondre dans un excellent roman graphique.
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    “Je ne sais plus ce que j’ai fait en premier”, écrit Dorothée Caratini, “hurler, poser les cadeaux, je sais qu’avant de les poser par terre sur le tapis de jeu de ma fille de cinq mois j’ai vérifié qu’elle n’y était pas, mais je ne sais plus à quel moment j’ai crié.” Dorothée Caratini raconte l’indicible dans le livre “Traverser la foule”.