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“On est égoïstes parce qu’on nous a toujours menti: on nous a fait croire que le travail, c'était la vie...”

InterviewQuand la femme d’Adem lui annonce qu’elle a un amant et qu’elle part avec lui, l’instituteur quitte tout: son travail, sa maison, ses croyances, et erre sur les routes d’une Algérie qui découvre son indépendance. Alors qu’il ne rêve que de silence et d’oubli, Adem va rencontrer des personnes bien décidées à lui tendre la main. Il ne demande rien mais de ces gens bienveillants, il obtiendra tout. “Le sel de tous les oublis”, dernier roman de Yasmina Khadra, est à la fois une fable optimiste et un petit traité de philosophie. L’auteur voit le beau dans l’humain et dans ces temps agités, on apprécie plus que jamais la vue depuis sa lorgnette. C’est un roman qui pousse à réfléchir sur notre vie et nos comportements. Une remise en question nécessaire. 

  1. “Quand on grandit, on comprend que nos parents ont des failles”
    Interview

    “Quand on grandit, on comprend que nos parents ont des failles”

    Marie est prof. Elle est au travail quand on lui annonce que son père s’est suicidé. Après l’enterrement que Marie a organisé en mode automatique, elle sent sa vie se déliter. Elle qui avait déjà du mal, ces derniers temps, à supporter les cris de ses trois enfants, la routine, la fatigue, son mari qui ne la touche plus, les règles absurdes qui régissent son quotidien de prof, elle sombre, petit à petit. Comment faire pour retrouver l’énergie, quand c’est elle qui l’insuffle à sa famille d’habitude? Comment faire pour retrouver l’envie alors qu’en vieillissant, écrasée par le poids du quotidien, elle a mis de côté les rêves qui l'animait, enfant? Pourquoi son père a-t-il mis fin à ses jours sans un mot pour expliquer son geste? La vie qui reprend, avec ses faux-semblants et ses non-dits, la somnolence d’un quotidien sans saveur, Marie n’en peut plus.
  2. Virginie Despentes adresse une lettre à ses “amis blancs qui ne voient pas où est le problème”

    Virginie Despentes adresse une lettre à ses “amis blancs qui ne voient pas où est le problème”

    L’écrivaine française Virginie Despentes a transmis une lettre à France Inter dans laquelle elle dénonce le racisme en France. “En France, nous ne sommes pas racistes, mais la dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe. La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un arabe”, lance-t-elle à l’attention de ses amis blancs “qui ne voient pas où le problème”.