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Capture d'écran © France 2

“C’est l’occaz”: un bar-truck itinérant pour recréer le lien social

Peu à peu, dans les petits villages de campagne français, les bars ont disparus. Espaces traditionnels importants, ils permettaient aux habitants de se rassembler, l’espace de quelques heures, pour partager les aléas de leurs vies quotidiennes. Heureusement, une alternative pour le moins originale est venue donner un nouveau souffle aux communautés!

Sébastien Cherrier, ancien éducateur spécialisé de 45 ans reconverti en brocanteur, est devenu le nouveau barman itinérant. Une initiative qui ne manque pas de faire des émules! À bord de sa vieille camionnette, transformée en bar pour l’occasion, il s’arrête chaque soir dans un village différent pour mettre un peu d’animation. Ce bar ambulant, c’est sa fierté. Appelé “C’est l’occaz”, il est le nouveau point de rencontre des habitants dans des villages où les bars ont disparus.

Sébastien s’arrête près d’un terrain de pétanque ou sur la place du marché et installe les quelques tables et chaises qui accueilleront ses clients. Ceux-ci ne se font pas attendre! Chaque soir, ils sont entre dix et trente à passer le voir. À la sortie du boulot ou des études, ils s’attardent pour boire un jus de fruit, une bière ou un café, et partager les dernières nouvelles. Grâce au bar-truck, des habitants nouent des liens pour la première fois et des voisins, qui ne faisaient que se croiser, font plus amplement connaissance.

Et au fil des rencontres, le bar se développe. Un entrepreneur donne une “grosse enceinte”, un ébéniste fabrique le comptoir en chêne, un ami installe un jeu de fléchettes: chacun met la main à la pâte. Ces cadeaux viennent compléter le matériel de récupération déjà sur place. Du frigo à la guitare de seconde main, Sébastien exhibe de belles trouvailles.

Ils sont de plus en plus nombreux à soutenir l’initiative de Sébastien. Contacté par les villages, le bar-truck s’intègre facilement dans l’écosystème local. Un partenariat avec un foodtruck qui propose des crêpes, un projet d’installation les jours de marché, les propositions de collaborations ne manquent pas. Une seule questions subsiste: “À quand la reprise de cette initiative en Belgique?”.