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“Le Conteur”, les parfums et les saveurs du Moyen-Orient revisités dans le centre de Bruxelles

La fabuleuse cuisine du Moyen-Orient, avec quelques twists déroutants... et très convaincants! 

Installé depuis le mois de décembre dans le cœur historique de Bruxelles, à deux pas de la Grand-Place, “Le Conteur” vient s’ajouter à l’offre de plus en plus éclectique de la rue du Marché aux poulets, en face des fish & chips de Bia Mara, des brunches très prisés de Peck 47, des sushis de Kabuki, des salades sud-américaines d’Avocado Show et, évidemment, du mythique Celtica. Le restaurant occupe le rez-de-chaussée de l’hôtel Saint-Nicolas et dès l’entrée, le décor attire l’attention par la noblesse et la diversité de ses éléments. D’un côté, des étagères boisées héritées d’un vieil apothicaire, d’élégantes chaises hautes de métal et de velours et un comptoir en marbre derrière lequel s’affaire le mixologue des lieux. De l’autre, de grandes tables rondes, des canapés circulaires jaune moutarde et une large banquette bleu nuit. Une cuisine ouverte entourée de carreaux blancs domine l’espace. Au plafond, des ventilateurs végétaux et des lustres gatsbyesques complètent ce cadre hétéroclite.

Programme libre

Le menu invite le client vers un monde méconnu. Les recettes évoquent des souvenirs familiers mais les compositions s’avèrent, ici, plutôt déroutantes, interprétation originale et décalée d’un refrain traditionnel. Les petits plats défilent comme autant de surprises: un délicieux houmous de céleri-rave au citron et au cumin surmonté de noix toastées (3€), des œufs de coquille Saint-Jacques (ikra, 4,5€) particulièrement addictifs, à l’ail confit et saupoudrés de sésame noir croustillant, un carpaccio de chou-rave (kohlrabi, 7€) somptueusement acidulé, aux oignons et au sumac, à la coriandre, à la crème aigre et aux fines herbes: nous voilà déjà conquis. 

En accompagnement, un duo de pains du Moyen-Orient: la cuillère de hallah juif, sa purée de tomates et des mini-pitas libanaises farcies à la viande d’agneau à baigner dans le tahini noir. Tendres et merveilleusement épicées. Seul regret: que ces dernières ne soient que deux. Viennent ensuite la tentacule de poulpe grillée à la crème d’aubergine, à la coriandre et relevée à la harissa, bien maîtrisée mais un rien plus classique (18,5€), et les savoureux feuilletés frits de saumon mariné au citron et... kohlrabi (16,5€) dont on ne se lasse décidément pas. 

Un sans-faute, ou presque. Dire qu’on aurait pu tout aussi bien craquer pour le chou blanc rôti à la crème de feta, au tahini cru et aux noix confites ou pour le risotto de frikeh (farik, céréale proche du blé) aux champignons, parmesan et huile de truffe voire d’autres propositions alléchantes. Pas de souci, ce sera pour la prochaine fois!

Excès de gourmandise, le knafé libanais commandé en dessert nous a semblé en revanche un peu trop imbibé de sirop de sucre de canne. Un retour s’impose pour le “chaos au chocolat” (voir photo ci-dessous), injustement oublié: la seule erreur de la soirée... 

Le Conteur

Rue du Marché aux poulets, 32

1000 Bruxelles

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