Zume Pizza
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Zume Pizza © AP

Le cuisant échec du robot-pizzaïolo

L'histoire d’une idée un peu douteuse et d’une ambition démesurée.

Août 2016, Julia Collins et Alex Garden, co-fondateurs de Zume Pizza, prennent la pose devant leur projet
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Août 2016, Julia Collins et Alex Garden, co-fondateurs de Zume Pizza, prennent la pose devant leur projet © ap

L’idée émane d’un entrepreneur de la Silicon Valley, Alex Gardens. En 2017, à San Francisco, il débarque au volant de son camion-pizzeria au siège du fonds d’investissement SoftBank pour faire la démonstration de son projet de restaurant itinérant dernier cri: une large flotte de camionnettes équipées de systèmes robotisés capables de produire 288 pizzas par heure n’importe où, relate le site Bloomberg, relayé par Korii

375 millions de dollars

Alex Gardens soigne le détail, revendique la qualité de sa pâte, préparée à la main (par un humain), un levage de 48 heures pour faciliter la digestion, la dimension écologique du projet, à l’image de ses boîtes 100 % biodégradables en fibre de canne à sucre. Le plan séduit, se propage dans les médias, Bloomberg lui consacre un reportage, et un accord à 375 millions de dollars est même évoqué. La suite de l’histoire sera un échec total. 

Licenciements massifs

De déception en désillusion, Zume Pizza n’a en effet convaincu personne. Ou presque. Le mois dernier, la direction a jeté l’éponge et licencié 360 emplois au sein de son entreprise moribonde qui va désormais se réorienter dans la livraison de repas au profit d’autres enseignes et proposer ses services dans le secteur du conditionnement. 

Le robot-pizzaïolo résiste

La mort annoncée du robot-pizzaïolo? Pas encore. D’autres entrepreneurs n’ont manifestement pas encore dit leur dernier mot. Notamment les Français de Pazzi qui ont inauguré en novembre dernier leur premier restaurant robotisé près de Disneyland Paris. Une initiative tout aussi ambitieuse à découvrir ici

À suivre...