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Vers une limitation des acides gras trans

ALIMENTATIONLes eurodéputés ont voté mercredi une résolution plaidant pour une limitation européenne de l'utilisation des acides gras trans (AGT) dans l'alimentation.

Les AGT sont un type d'acides gras insaturés largement utilisés dans l'industrie alimentaire depuis les années 1950. Ils se trouvent surtout dans les plats préparés, la margarine utilisée en pâtisserie, les viennoiseries industrielles, les gâteaux, les biscuits, les sauces et les soupes déshydratées.

Effets néfastes sur la santé
D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les acides gras trans ont des effets néfastes sur la santé et ne devraient pas excéder 1% de l'apport énergétique journalier d'une personne. Ils peuvent notamment augmenter le risque pour les consommateurs de développer des problèmes cardiovasculaires, la maladie d'Alzheimer, les diabètes ou encore l'obésité.

Mesures d'étiquetage
Le fait que seul un tiers des consommateurs dans l'Union européenne connaisse les acides gras trans démontre que les mesures d'étiquetage, quand elles existent, ne sont pas suffisantes et doivent être accompagnées de limites contraignantes, estiment les députés.

Belgique
Certains pays ont déjà mis en place des limitations, mais cela ne les empêche toutefois pas d'être exposés. "En Belgique, ces acides gras sont sous contrôle depuis quelques années, mais via les importations de denrées et pour les amateurs de fast-food le problème persiste", a notamment souligné Ivo Belet (CD&V/PPE)

Législation européenne
En vertu du texte voté mercredi par 586 voix pour, 19 contre et 38 abstentions, la Commission européenne est appelée à proposer avant deux ans une limite européenne pour les AGT présents dans tous les aliments.

Danger
"Nous ne pouvons accepter que les citoyens mettent plus longtemps leur santé en danger. Vu l'absence de législations nationales dans de nombreux pays, c'est à l'Europe de prendre la main", a commenté Marc Tarabella (PS/S&D).

"Mesure réaliste"
"Une limitation est une mesure réaliste : il ne s'agit pas d'une tolérance zéro, ce qui aurait été intenable dans la pratique. En proposant d'autoriser un minimum, on évite que soient exclus les acides gras trans naturels", a pour sa part jugé Mark Demesmaeker (N-VA/ECR).