La princesse Esmeralda arrêtée à Londres lors d’une manifestation d’Extinction Rebellion

La princesse Esmeralda de Belgique a été arrêtée à Londres, rapporte Le Soir. La fille cadette de Léopold III et de la princesse de Réthy participait à une manifestation du groupe écologiste Extinction Rebellion.

La princesse de 63 ans a rendu public un document indiquant qu’elle a été relaxée sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle.  

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La princesse Esmeralda de Belgique. © Belga

Le mouvement Extinction Rebellion, né en 2018 au Royaume-Uni, prône la désobéissance civile pour contraindre les gouvernements à agir face à la crise climatique. Le groupe d’activistes a lancé lundi une série d’actions conçues pour frapper les esprits en perturbant le fonctionnement des capitales du monde entier, entraînant des centaines d’arrestations.

Une action dans les jardins du Palais royal ce samedi

Le mouvement Extinction Rebellion Belgium prévoit par ailleurs une action de désobéissance civile ce samedi à 14h00 dans les jardins du Palais royal à Bruxelles. Entre 400 et un millier de participants sont attendus.

Les organisateurs appellent les personnes voulant prendre part à l’action à emmener une chaise. Les militants envisagent de tenir une assemblée générale sur les problèmes climatiques 24 heures durant. “Le Roi a fait valoir son soutien aux manifestations pour le climat dans son discours du Nouvel An, mais on voudrait qu’il aille plus loin, qu’il sorte de sa réserve devant les manquements du gouvernement et qu’il prenne position en déclarant l’urgence climatique en Belgique“, explique un membre d’Extinction Rebellion.

Une lettre a été déposée le 30 septembre au Palais par des militants, qui ont été arrêtés administrativement. Celle-ci reste pour l’instant sans réponse. Les activistes avancent, à l’issue des discussions avec la police, qu’une zone délimitée sur la place des palais pourrait être tolérée. 

Pas d’autorisation officielle

La porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles, Ilse Van de keere, explique qu’il n’y a pas eu de demande officielle pour cet événement et que, en conséquence, aucune autorisation ne peut être délivrée. “Il y a un appel sur Facebook, mais on n’a pas eu de demande officielle. On suit donc la situation de près et on prendra les mesures nécessaires en fonction des informations que l’on aura“, indique-t-elle. Le mouvement assure qu’il vise à ce que cette action soit pacifique et qu’il n’est pas question de forcer les barrages policiers. Plusieurs scénarios ont été envisagés en fonction des différentes décisions qui pourraient être prises par la police.