Plein écran
Le prince Charles, le 19 June 2019 © EPA

Le soutien du Prince Charles aux médecines alternatives jugé “obscène” au Royaume-Uni

Le futur héritier du trône est accusé de promouvoir le “charlatanisme”.

Depuis plusieurs années, le prince Charles s’engage dans des actions qui mettent en avant l’usage des médecines alternatives. Il est récemment devenu le parrain d’une faculté britannique spécialisée dans l’homéopathie, une nomination qui a honoré les membres de la faculté.

Un “ennemi du progrès”

Cette nouvelle position crée la polémique au Royaume-Uni, en particulier auprès des professionnels de la santé. D’après eux, le fils de la Reine aurait une attitude “obscène” et se positionnerait même en “ennemi du progrès des soins de santé”. 

Le professeur Edzard Ernst, qui a précédemment qualifié le prince Charles de “vendeur d’huile de serpent” et prétendu qu’il devait prendre une retraite anticipée, a publiquement déclaré qu’il avait peur pour l’avenir si le Prince accédait au trône. 

L’homéopathie au Royaume-Uni

Malgré le soutien du prince Charles, l’homéopathie reste une pratique marginale en Angleterre. Bien qu’autorisée, elle est rare, tant en ce qui concerne la délivrance de médicaments que les soins pratiqués dans les hôpitaux. 

Depuis novembre 2017, les traitements homéopathiques ne sont plus remboursés par la sécurité sociale en Irlande du Nord, au Pays de Galles et en Angleterre. L'Écosse est la seule région à accorder un remboursement. Cette décision est due au manque d’études scientifiques prouvant l’efficacité de ces médecines alternatives et à la conviction de nombreux médecins que les effets de l’homéopathie s’assimilent à ceux du placebo.