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2.000 "gilets jaunes" manifestent pour "aller chercher Macron chez lui"

Entre 1.200 "gilets jaunes", selon la préfecture de la Somme, et 2.000 selon les organisateurs, ont manifesté samedi à Amiens, déterminés à "aller chercher Macron chez lui", en "prenant" sa ville natale à l'occasion de l'acte 28 de la mobilisation. “Puisqu’on nous empêche de prendre le palais de Macron, nous prendrons donc sa ville : Amiens”, expliquaient depuis plusieurs jours les “gilets jaunes” dans un “appel national”, largement diffusé sur les réseaux sociaux.

Dès 09H00 samedi, quelques centaines de "gilets jaunes" venus de Normandie, de Bretagne, des Hauts-de-France ou de la région parisienne, se sont rassemblés au parc de la Hotoie où était installé un "village festif", constitué notamment de stands associatifs et syndicaux, a constaté un correspondant de l'AFP. Plusieurs personnalités, comme le député de la Somme François Ruffin, le comédien et ancien délégué CGT de Continental Xavier Mathieu, ou l'ex-Goodyear (CGT) Mickaël Wamen, étaient présents. 

“Colère noire, espoir jaune”

Le cortège s'est ensuite élancé vers 14H00 dans une ambiance festive. "Colère noire, espoir jaune", "Macron nous a tous Trumpés", "Macron brade le bien commun au privé", clamaient plusieurs pancartes. Les forces de l'ordre étaient très présentes à proximité du centre-ville, bouclé et interdit aux manifestants ; et un hélicoptère survolait la zone, selon un photographe de l'AFP. "Contrairement a ce que dit Macron, les ‘gilets jaunes’ ont encore des choses à dire ! C'est pour ça qu'on est tous là aujourd'hui", a souri Stéphane, un amiénois de 40 ans. "C'est symbolique d'être à Amiens, sa ville de naissance. C'est pour qu'il ne nous oublie pas ! De surcroît à la veille des élections européennes", a aussi lancé Jean-Paul, 72 ans.

Quelques heurts

Quelques heurts ont sporadiquement opposé, à plusieurs endroits du parcours, des manifestants aux forces de l'ordre. Vers 14H45, quelques personnes ont jeté des projectiles sur une agence bancaire et sur l'Hôtel Carlton près de la gare, et ont été dispersées à l'aide de gaz lacrymogènes. La préfecture a déploré dans un communiqué des "jets de projectiles", "quelques dégradations" commises sur des banques et compagnies d'assurance et l'incendie d'un container poubelle. Des manifestants ont tenté de sortir du parcours autorisé, espérant pour certains gagner, sans succès, l'ancien lycée du président de la République, La Providence, selon un photographe de l'AFP.

“Comportement hostile”

A 16H00, la préfecture dénombrait "600 personnes au comportement hostile" et une centaine de "black blocs". Elle comptabilisait aussi 27 interpellations depuis le début de la matinée. "Deux manifestants ont été légèrement blessés", un CRS "a fait un malaise" et deux "ont été contusionnés", a-t-elle encore indiqué. Le cortège s'est dispersé un peu avant 19H00, selon les autorités. Deux autres manifestations - une marche pour le climat et un rassemblement de motards en colère - ont également eu lieu sur des itinéraires distincts.

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