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292 personnes déférées devant la justice "pour terrorisme" en Egypte

Le parquet égyptien a déféré dimanche devant un tribunal militaire 292 membres présumés du groupe Etat islamique pour implication dans des attaques ou la planification d'attentats notamment contre le président Abdel Fattah al-Sissi et le prince héritier saoudien Mohamed ben Nayef, selon un responsable.

Les 292 accusés, dont 151 sont en détention, ont formé 22 cellules "terroristes" au sein du groupuscule "Province du Sinaï", branche du groupe Etat islamique (EI) en Egypte, selon ce responsable du parquet qui a requis l'anonymat.

Les personnes déférées sont accusés d'être impliquées dans 17 "opérations" dont la planification d'un attentat contre le président Sissi durant le petit pèlerinage à La Mecque et un autre, toujours contre le chef de l'Etat égyptien, au Caire, selon les conclusions de l'enquête citées par ce responsable.

Selon lui, le second attentat avait été planifié par d'anciens officiers limogés de la police et adeptes du djihadisme.

Le parquet affirme que les djihadistes présumés ont également été impliqués dans la planification d'un attentat visant le prince héritier Mohamed ben Nayef en Arabie saoudite, et dans deux autres contre cinq juges égyptiens dans la ville d'Al-Arich, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï.

Aveux
Ils auraient en outre participé à des attaques contre des points de contrôle de la police et de l'armée dans le Nord-Sinaï ainsi que dans un attentat ayant fait trois morts contre un bus de touristes sud-coréens dans la ville de Taba, frontalière d'Israël en février 2014.

Selon le responsable du parquet, 66 suspects ont fait des aveux détaillés pendant l'enquête qui a duré plus d'un an.

Sur son site internet, le quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram indique que les suspects surveillaient les sièges du ministère de l'Intérieur et des Renseignement militaires à Ras Sidr (sud du Sinaï) ainsi que l'aéroport militaire Abou Hamad à Charquiya (dans le Delta du Nil) outre les ambassades de Russie, de France, de Belgique et de Birmanie.

Plus de 820 islamistes ont été déférés devant la justice militaire depuis que la promulgation en octobre 2014 d'une loi élargissant les prérogatives des tribunaux militaires pour inclure les attaques visant les établissements de l'Etat.