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Un Ukrainien blessé au cours des manifestations © reuters

4 choses à savoir sur la révolte en Ukraine

VideoSi vous n'êtes pas sûrs de comprendre les tenants et aboutissants de la révolte en cours en Ukraine, voici qui devrait vous y aider.

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Vitali Klitschko, ex-champion du monde de boxe et fer de lance de l'opposition ukrainienne © ap
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Les heures de Mikola Azarov en tant que premier ministre ukrainien sont comptées © afp
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...tout comme celles du président Viktor Ianoukovitch © ap

QUE SE PASSE-T-IL?
Au moins 100.000 personnes se sont rassemblées dimanche dans le centre de Kiev, notamment place de l'Independance, à l'endroit même où s'était déroulée la Révolution Orange en 2004. Les principaux chefs de l'opposition, notamment l'ex-champion du monde de boxe Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, un proche de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, se trouvaient en tête de la manifestation. Depuis, les manifestants restent mobilisés.

POURQUOI?
L'opposition ukrainienne reproche au président Viktor Ianoukovitch d'avoir subitement fait volte-face en refusant de signer vendredi à Vilnius un accord d'association avec l'Union Européenne, alors que celui-ci était sur les rails depuis des mois. Elle l'accuse d'avoir cédé aux pressions de la Russie, avec qui Kiev a déclaré d'abord vouloir se concerter avant de signer cet accord dont l'objectif était d'améliorer la situation politique et économique de l'Ukraine. Russie 1-UE 0.

Le sommet de Vilnius visait à rapprocher les 28 pays membres de l'UE et six ex-républiques soviétiques (hormis l'Ukraine, la Géorgie, Moldavie, Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie). Mais c'était sans compter sur la Russie qui veut à tout prix les maintenir dans son giron

LA FAUTE A QUI?
À Vladimir Poutine, le président russe qui veut garder le contrôle sur les ex-Républiques soviétiques pour pouvoir peser davantage face à l'Europe ou la Chine. Moscou refuse que l'Ukraine, plus grand pays d'Europe centrale se rapproche de l'Europe plutôt que de la Russie. Pour faire plier Kiev et l'empêcher de signer l'accord avec l'UE, Poutine n'a pas lésiné sur les moyens pour faire pression: entre menaces de rétorsion économique et promesse d'aide quant au paiement de la facture de gaz. Lundi, Poutine a enfoncé le clou en fustigeant les manifestations, "préparées de l'extérieur" et qui "ressemblent plus à un pogrom qu'à une révolution".

ET MAINTENANT?
Suite aux heurts qui ont fait plus d'une centaine de blessés durant les manifestations de dimanche, l'opposition a demandé la démission du président ainsi que de nouvelles élections. Elle a exigé du Parlement qu'il mette à l'ordre du jour de mardi un vote de défiance au gouvernement. "Première chose : la démission du cabinet Azarov-Ianoukovitch, et puis la fin des répressions politiques en Ukraine, la libération de Ioulia Timochenko et des militants emprisonnés", a déclaré lundi un des leaders de l'opposition.

La motion de défiance a été rejetée mardi par le Parlement et le premier ministre Azarov a demandé pardon pour les violences policières au cours des manifestations. Il a également promis d'en tirer des conclusions fermes et d'opérer des remaniements au sein du gouvernement.

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