À Madrid, on enterre ses morts au drive-in: les images déchirantes

Le coronavirus est en train de changer la face du monde. Les funérailles, moment de recueillement en famille, sont désormais expéditives, laissant les proches des défunts plus que jamais sous le choc. À Madrid, elles s’organisent désormais en drive-in. 

Au cimetière de La Almudena, les funérailles s'organisent en drive-in.
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Au cimetière de La Almudena, les funérailles s'organisent en drive-in. © DR

Des photos et vidéos montrent les corbillards s’arrêter devant le crématorium du cimetière de La Almudena. Le père Edduar, prêtre catholique habillé pour la messe, salue, de loin, les personnes endeuillées. Cinq personnes sont présentes, au maximum. On ouvre alors le coffre pour révéler un simple cercueil en bois, sans fioritures. Les bénédictions et les prières prennent cinq minutes. 

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Le cercueil est aspergé d’eau bénite et est ensuite scellé avant d’être chargé sur un brancard et amené dans le crématorium. Ensuite? Rien. Il n’y a pas d’éloge funèbre, pas de visite, pas d’enterrement public. Quand le corbillard s’éloigne, un autre prend sa place, quelques minutes plus tard. Le crématorium tourne à plein régime comme en témoigne la fumée qui sort continuellement de la cheminée.

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Le prêtre raconte la douleur sur le visage des gens ainsi reçus. “J’essaie d’être proche d’eux. Je leur dis que je suis avec eux, qu’ils ne sont pas seuls. Parfois, ça me bouleverse. Je pleure.” Le prêtre estime qu’il s’agit de son devoir d’être là pour ceux qui souffrent. “C’est un privilège.” 

Felix Poveda, qui a perdu son frère et sa mère du coronavirus et qui a lui-même été hospitalisé parce qu’il était atteint, explique à CNN que sa mère n’a pas eu droit à un respirateur à l’hôpital. Il n’y en avait plus de disponible. Il est évidemment dévasté. Et l’enterrement express ne lui permet pas d’apaiser sa peine. “Mon frère et ma sœur n’ont pas pu venir. Ma femme ne viendra pas. Les petits-enfants ne viendront pas. Comment imaginer que la fin... ressemble à ça?”

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