Partout en France, et même en Belgique, des soignants expliquent être victimes de remarques ou de discrimination en raison de leur proximité avec des malades du Covid-19. (illustration)
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Partout en France, et même en Belgique, des soignants expliquent être victimes de remarques ou de discrimination en raison de leur proximité avec des malades du Covid-19. (illustration) © Photo News

À Paris, des soignants sous escorte pour éviter les agressions

Le personnel soignant d’un hôpital parisien est désormais escorté par des gardes du corps lors de leurs déplacements après avoir été victimes d’agressions, rapporte BFMTV. 

On pourrait croire à un poisson d’avril de très mauvais goût mais c’est bien de la triste réalité dont il s’agit. Des soignants d’un hôpital du nord de Paris affirment être victimes d’agressions verbales et physiques depuis le début du confinement, instauré en France depuis plus de deux semaines. Ils sont ainsi régulièrement interpellés pendant leur trajet entre le métro et l’hôpital, disent-ils à BFMTV.

Mais pourquoi ces héros en blouses blanches, en première ligne contre le coronavirus, sont-ils victimes de tels actes? Manifestement, les rues désertes font pousser des ailes aux fauteurs de troubles.

“Avant il y avait toujours du monde, maintenant (avec le confinement), on se sent vraiment seul”, explique une soignante à la chaîne d’information en continu. “Et c’est vrai qu’on est facilement abordés pour avoir de l’argent ou des choses comme ça. On ne se sent pas en sécurité”, déplore-t-elle. 

 “Ils ne sont pas venus au travail pour subir ce genre de choses après leur service”

C'est pourquoi la direction de l’hôpital dans lequel elle travaille a pris la décision d’engager des gardes du corps pour escorter les membres du personnel soignant qui en feraient la demande. “Ils ne sont pas venus au travail pour subir ce genre de choses après leur service”, fustige un vigile à BFMTV à propos de ceux qu’il protège désormais chaque jour. “Et pour nous, ça fait plaisir de contribuer à aider les autres pendant qu’ils travaillent pour aider les plus malades”, déclare-t-il.  

Partout en France, et même en Belgique, des soignants expliquent être victimes de remarques ou de discrimination en raison de leur proximité avec des malades du Covid-19.