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Angela Merkel et Emmanuel Macron au sommet européen du 20 June 2019. © EPA

Angela Merkel: "Il reste quelques jours" pour trouver une solution

La chancelière allemande Angela Merkel n'est pas convaincue qu'un accord entre les chefs d'État et de gouvernement sur les nominations aux hautes fonctions européennes puisse être atteint dès ce jeudi. "Il nous reste quelques jours", a-t-elle déclaré en arrivant à un sommet européen à Bruxelles.

Lors de leur réunion, les leaders de l'UE doivent se pencher sur les nominations des présidents du Conseil, de la Commission, de la Banque centrale européenne, mais aussi choisir un haut représentant pour les Affaires étrangères. 

Manfred Weber

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Manfred Weber © EPA

La discussion relative au successeur de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission, l'exécutif de l'UE, sera probablement la partie la plus complexe. Plus tôt dans la journée, les chefs des principaux groupes du Parlement européen ont en effet annoncé au candidat du PPE à la présidence de la Commission, l'Allemand Manfred Weber, qu'ils ne le soutiendraient pas en cas de vote. Cette décision pourrait être lourde de conséquences dans la mesure où elle risque de signer la fin du système des prétendants à la présidence de l'exécutif européen choisis par les groupes politiques ("Spitzenkandidaten", selon le jargon européen).

L’accord du Parlement

À son arrivée, Mme Merkel a toutefois estimé qu'il "serait inacceptable que le Conseil européen propose un candidat à la présidence de la Commission qui ne soit pas acceptable pour le Parlement". La chancelière, qui n'a pas mentionné le cas de Manfred Weber, a jugé que l'objectif était désormais de "trouver une solution avant la première session du Parlement", prévue le 2 juillet. En agissant de la sorte, les dirigeants européens comptent aussi inclure la présidence de l'hémicycle dans leurs discussions sur les hautes fonctions.

Emmanuel Macron recherche une “solution constructive”

Le président français Emmanuel Macron, qui s'est toujours opposé au processus des Spitzenkandidaten pour désigner le successeur de M. Juncker, a lui affirmé que la décision prise en matinée au Parlement européen ne le surprenait pas. 

"Nous allons maintenant devoir construire un processus, en lien avec le Parlement qui a ses compétences propres, permettant de trouver un candidat. Le rôle de la France est de bâtir une solution constructive", a-t-il commenté. "Je ne veux pas m'enfermer dans un nom", a ajouté le président français.