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Anne Hidalgo officiellement élue maire de Paris

Anne Hidalgo (PS) a été élue samedi maire de la Capitale par le Conseil de Paris, au cours d'une séance où la chef de file de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, a contesté la légitimité d'un maire, selon elle, "minoritaire en voix".

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Seule candidate, Mme Hidalgo a été élue avec 91 voix sur 163, faisant le plein des voix de la gauche unie (PS-Verts-PCF). La droite et le centre avaient annoncé qu'ils voteraient blanc, de même que l'unique représentante du Parti de gauche, Danielle Simonnet.

NKM conteste une élue "minoritaire en voix"
En début de séance, après un propos introductif du doyen de l'assemblée, Pierre Aidenbaum (PS), les présidents de groupe ont tour à tour été invités à prendre la parole. Première à s'exprimer, l'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, qui sera élue mercredi prochain présidente du groupe UMP, a prononcé comme attendu un discours offensif où elle a regretté une élection ne reflétant pas "la stricte expression du vote des Parisiens". "Paris sera la seule ville en France dirigée par un maire minoritaire en voix sur l'ensemble de la ville. Et plus encore dans son propre arrondissement, avec dans ce dernier un score historiquement faible de 36%", a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet.

La droite avait fait valoir plus tôt dans la semaine qu'elle était "majoritaire en voix" à l'issue du second tour des élections municipales, en prenant en compte les résultats du premier tour (quatre arrondissements de droite ont élu leurs conseillers de Paris dès le 23 mars) et en excluant les voix qui se sont portées sur le FN, le PG et LO.

Hidalgo battue dans son arrondissement
Mme Hidalgo a par ailleurs été sèchement battue dans le XVe où elle était tête de liste, ne recueillant que 36,63% des voix face à Philippe Goujon. Le président du groupe PS, Rémi Féraud, lui a rétorqué que les électeurs avaient donné "une majorité nette en voix et sièges" aux listes de la gauche unie. "Dans un monde imaginaire la minorité deviendrait majoritaire", a raillé le maire du Xe, soulignant les "deux artifices" sur lesquels la droite a fondé son calcul: le cumul des premier et deuxième tour, et la suppression des vingt arrondissements.

Le président du groupe PCF, Nicolas Bonnet, avait ironisé auparavant sur "l'élégance d'une collègue qui conteste le mode de scrutin parce qu'elle a perdu". "C'est la droite parisienne qui avait l'habitude de s'inventer des électeurs et de fausser les comptes, et certainement pas la gauche", a-t-il dit.

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