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Attentat en Isère: la victime décapitée était l'employeur du suspect

VideoUn attentat terroriste a été commis dans une usine de gaz industriels dans l'Isère: 1 mort, deux blessésLe suspect arrêté, Yassin Sahli, est connu des services de renseignementsLa personne décapitée est l'employeur du terroriste présuméTrois autres personnes en garde à vue, dont la femme et la soeur de Yassin SahliPlan Vigipirate passe en "alerte maximale" en Rhône-Alpes

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 pas de nouveaux faits marquants

Royal demande une "vigilance maximale" sur tous les sites Seveso
Ségolène Royal, le ministère de l'Énergie, a demandé vendredi aux exploitants de sites industriels sensibles, dits Seveso, de renforcer leur vigilance, après l'attentat survenu sur un site en Isère.

"Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, a mobilisé dès (vendredi) matin ses services pour mettre en état de vigilance maximale les exploitants des sites Seveso", explique un communiqué mis en ligne sur le site du ministère.

"Les directions régionales (du ministère, NDLR) ont pris contact avec les sites Seveso" en leur donnant pour consigne "de renforcer la présence humaine sur les sites de stockage, de restreindre les entrées, de faire des rondes de sécurité, et d'être plus attentifs aux mouvements sur les sites, tels que les livraisons, les travaux...", a détaillé auprès de l'AFP un porte-parole du ministère.

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Niveau de menace inchangé en Belgique
Le niveau de menace reste inchangé en Belgique pour l'instant, indique le ministre de l'Intérieur Jan Jambon vendredi à la suite des attaques en France, en Tunisie et au Koweït. Les sites belges de l'entreprise visée en France, le groupe industriel américain Air Products, requièrent une vigilance particulière.

L'Ocam (Organe de coordination et d'analyse de la menace) a effectué vendredi une première analyse après l'attentat dans une usine à gaz près de Lyon. Il ne semble pas y avoir d'indications au sujet d'attaques imminentes dans notre pays, assure le cabinet du ministre Jambon.

Les entreprises du secteur gazier sont néanmoins appelées à être vigilantes et à appliquer de manière stricte les procédures de sécurité. Cet avertissement a également été envoyé via le "Early warning system" mis en place pour le secteur.

Des patrouilles supplémentaires ont été déployées sur les sites belges d'Air Products, tandis que l'attention de la police locale a été demandée. Les sites de Vilvorde, de Gand et de Sombreffe sont concernés.

Le Comité stratégique du renseignement et de la sécurité est actuellement réuni rue de la Loi. Il est composé d'experts des services de sécurité et de renseignements, ainsi que du conseiller en sécurité du Premier ministre. Le comité fait le point sur la situation et communiquera son analyse au Premier ministre.

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Une quatrième personne en garde à vue
Selon BFMTV, une quatrième personne, d’abord en audition libre, vient de passer en garde à vue. C'est la sœur de Yassin Sahli, l'auteur présumé de l'attentat.

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Magnette: "L'union est notre force face au terrorisme"
"Ces actes concomitants reculent encore, si c'était possible, les limites de la barbarie, de l'ignominie et de la terreur", a réagi le ministre-président de la Région wallonne Paul Magnette à la suite des attentats perpétrés vendredi à Lyon (France) et à Sousse (Tunisie).

"Ceci appelle un réaction forte et coordonnée des autorités belges, tous niveaux de pourvoir confondus. J'ai demandé que la plate-forme commune radicalisme-terrorisme, décidée par le Comité de Concertation (rencontre des régions, des communautés et du gouvernement fédéral, ndlr), se réunisse rapidement afin que nous parlions d'une seule voix. L'union est notre force face au terrorisme", a encore précisé Paul Magnette depuis Milan où il est présent à l'Exposition Universelle 2015 dans le cadre de la semaine Wallonie-Bruxelles.

L'attentat perpétré dans une usine à gaz industriels près de Lyon en France a fait un mort et deux blessés tandis qu'au moins 27 personnes ont perdu la vie lors d'une attaque à Sousse en Tunisie.

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Plan vigipirate en alerte maximum
"Cet attentat a fait une victime, un homme de 50 ans qui a été lâchement assassiné. Il y a eu deux blessés légers lorsque le véhicule s’est fracassé contre des instruments justement destinés à exploser et qui n’ont pas explosé", a souligné François Hollande à l'issue d'un Conseil restreint à l'Elysée.

"L’individu est le coupable, la justice l’établira. Il a été interpellé par des pompiers particulièrement courageux et je veux ici leur rendre hommage. Toute la question est maintenant de savoir s’il y a des complices."

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La victime est l'employeur de Yassin Sahli
Le chef d'entreprise du Rhône, décapité vendredi lors de l'attentat contre un site de gaz industriels en Isère, était l'employeur de l'auteur présumé de l'attaque qui a été interpellé, selon une source proche du dossier.

La tête de la victime a été retrouvée accrochée au grillage de l'enceinte du groupe américain Air Products à Saint-Quentin-Fallavier, entourée de deux drapeaux islamistes, signe d'une mise en scène.

Son corps a lui été retrouvé à l'intérieur de l'entreprise, selon la même source.

C'est la première personne décapitée en France lors d'une attaque terroriste, une pratique fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique (EI).

Cet homme, qui serait âgé d'environ 45 ans, dirigeait une entreprise de transport disposant d'une habilitation pour entrer sur le site de la société américaine Air Products, où l'attaque a eu lieu, située à Saint-Quentin-Fallavier, entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, non loin de l'aéroport.

C'est à bord d'un véhicule de l'entreprise que le suspect a pu pénétrer dans l'enceinte, classée Seveso et dont l'accès est soumis à autorisation. L'auteur présumé de l'attaque a été arrêté sur les lieux par un pompier, à la suite d'une explosion.

Il avait été fiché en 2006 par les services de renseignements pour "radicalisation" et était "en lien avec la mouvance salafiste", selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Cette fiche n'avait pas été renouvelée en 2008, a ajouté le ministre, précisant que Yassin Salhi, 35 ans, n'avait pas de casier judiciaire.

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Un homme discret
L'auteur présumé de l'attentat vendredi contre une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) est un homme discret qui menait une vie sans histoire dans un quartier tranquille de la ville ouvrière de Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon, ont raconté vendredi des voisins.

Yassin Salhi, son épouse et leurs trois enfants de 6 à 9 ans constituaient "une famille discrète", souligne une voisine d'une quarantaine d'années, qui refuse de donner son nom. "Leurs enfants jouent avec les miens; ils sont tout à fait normaux et câlins", note-t-elle.

La famille Salhi habite au premier étage d'un petit immeuble social de trois étages situé dans cette ville de la banlieue de Lyon. Une bâche blanche a été disposée par la police pour masquer l'entrée et deux policiers en civil, armés, sont en faction devant la porte.

Une femme, portant un enfant dans les bras, puis une deuxième personne, en sont sortis dissimulées sous un drap blanc en milieu d'après-midi et ont été aussitôt emmenées dans des véhicules de police.

Une vingtaine de voisins se sont agglutinés dans le calme devant les grilles de l'immeuble. L'un d'eux, âgé d'une cinquantaine d'annnées, raconte encore à propos de Yassin Salhi:

"Il ne parlait à personne. On se disait juste bonjour-bonsoir". Le suspect ne se distinguait pas non plus par sa tenue. "Il avait juste une petite barbe", selon lui. Un jeune présent sur place affirmait n'avoir "jamais vu" Yassin Salhi à la mosquée de Saint-Priest.

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La compagne de Yassin Sahli interpellée
La BRI est intervenue au domicile de Yassin Sahli, à Saint-Priest. Il y vit depuis six mois avec sa femme et ses trois enfants.

L’épouse de Yassin Salhi, auteur présumé de l’attentat dans l’usine de gaz industriels près de Lyon, a été interpellée, indique une source judiciaire. Deux personnes sont en garde à vue, dont un suspect interpellé sur les lieux de l’attentat, un homme de 35 ans, Yassin Salhi, connu des services antiterroristes. L’autre a été arrêtée à la mi-journée, a précisé une source judiciaire.

"Comme chacun, j’éprouve un profond sentiment d’écœurement devant cet acte barbare, commis ce matin en Isère, a souligné le maire de Grenoble Eric Piolle.

"Mes premières pensées vont aux victimes et à leurs proches. Par le rassemblement autour des biens communs, nous ferons vivre la démocratie. Par la vigilance de tous, nous refuserons de céder à la violence, et de la banaliser".

La victime est un chef d'entreprise du Rhône
La dépouille de la personne retrouvée décapitée vendredi sur les lieux de l'attentat contre un site de gaz industriels, en Isère, est celle d'un chef d'entreprise de la banlieue de Lyon, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Aucun autre détail sur l'identité de cette victime n'a été donné par ces sources. Deux personnes sont en garde à vue, dont un suspect interpellé sur les lieux de l'attentat, un homme de 35 ans connu des services antiterroristes. L'autre personne a été arrêtée à la mi-journée, a précisé une source judiciaire.

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Hollande est arrivé à l'Élysée
Le président François Hollande est arrivé vendredi à 14H30 à l'Élysée, où il doit présider à 15H30 un Conseil restreint après l'attentat commis dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère).

Le chef de l'État, qui est revenu précipitamment de Bruxelles après l'attentat, a convié à ce Conseil le Premier ministre Manuel Valls (en visio-conférence depuis la Colombie) et les ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères), Christiane Taubira (Justice) et Jean-Yves Le Drian (Défense). M. Hollande a affirmé à Bruxelles que cet attentat était "de nature terroriste".

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Michel: "Lutter contre la barbarie"
La tragédie en Tunisie, l'attentat en France démontrent que l'Europe doit se renforcer pour lutter contre la barbarie", a indiqué le premier ministre belge Charles Michel sur son compte Twitter.

Il réagit ainsi à l'attentat perpétré dans une usine à gaz industriels près de Lyon en France, faisant un mort et deux blessés, ainsi qu'à l'attaque à Sousse en Tunisie, au cours de laquelle au moins 27 personnes ont perdu la vie.

La compagne de Sahli: "On a une vie de famille normale"
Le suspect s'appelle Yassin Salhi. C'est un chauffeur-livreur d'une trentaine d'années, père de trois enfants. Il est soupçonné d'avoir projeté une camionnette contre les bonbonnes de gaz d'une usine Seveso, à Saint-Quentin-Fallavier, dans l'Isère, décapité un homme et causé deux blessés légers.

Yassin Salhi a été suivi par les services de renseignements pour sa radicalisation : il a fait l'objet d'une fiche "S" en 2006, finalement non-prolongée en 2008.

Europe 1 a pu joindre sa compagne. "Je ne sais ce qui se passe. Il est parti au travail ce matin à 7 heures. Il fait des livraisons. Il n'est pas rentré entre midi et deux, moi je l'attends pour l'après-midi. Ma belle-sœur m'a dit allume la télé, il y a le journal. Et là, elle est en train de pleurer. Moi j'ai le cœur qui va s'arrêter. Moi je le connais c'est mon mari. On a une vie de famille normale. Nous sommes des musulmans normaux. On fait le ramadan. On a trois enfants et une vie de famille normale."

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"Le véhicule autorisé à entrer"
Une perquisition serait en cours au domicile de la deuxième personne interpellée à la suite de l'attentat perpétré près de Lyon vendredi, indiquent plusieurs médias français.

La seconde personne interpellée est soupçonnée d'avoir fait du repérage près de l'usine de gaz industriels près de Lyon.

Selon le préfet de l'Isère Jean-Paul Bonnetain, le véhicule qui a pénétré dans l'usine disposait d'une autorisation. "On ne peut pas accéder à ces sites industriels librement. C'est un véhicule qui bénéficiait d'un agrément pour entrer sur le site en question. Donc la procédure a été respectée mais les circonstances, et l'enquête le révèlera, nous prouvent que c'est peut-être au sein même du dispositif ou de l'entreprise intervenante qu'était logée la menace", a indiqué le préfet, cité par le Monde. "La nature de l'activité de l'entreprise n'est peut être pas étrangère au choix de la cible", a-t-il encore indiqué, comme le relève le site du Dauphiné Libéré.

L'homme retrouvé mort sur le site a été "assassiné et abjectement décapité", a de son côté affirmé le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. "La victime est en cours d'identification", a précisé le ministre sur le site de l'usine. "J'ai une pensée émue pour les victimes de ces actes et plus particulièrement pour cette personne innocente qui a été assassinée et abjectement décapitée et pour les victimes des attentats du mois de janvier", a-t-il déclaré.

Valls rentre à Paris
"Le terrorisme islamiste a frappé une nouvelle fois la France", a déclaré vendredi Manuel Valls après l'attentat meurtrier contre une usine de gaz industriel en Isère, dénonçant depuis Bogota le "scénario abject" de l'attaque.

Le Premier ministre a annoncé lors d'un point presse improvisé à la résidence de France en Colombie qu'il participerait par conférence téléphonique au Conseil restreint convoqué par François Hollande, avant de rentrer immédiatement à Paris, écourtant ainsi son voyage en Amérique du Sud.

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"Pas de casier judiciaire"
L'auteur présumé de l'attentat commis en France vendredi matin n'avait pas de casier judiciaire, mais était fiché pour radicalisation, a indiqué Bernard Cazeneuve, ministre français de l'Intérieur.

La personne interpellée peu après l'attaque qui a visé une usine de gaz industriels près de Lyon avait été fichée entre 2006 et 2008 par les services de renseignements pour "radicalisation", selon le ministre de l'Intérieur.

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Seconde personne interpellée
Une seconde personne aurait été interpellée après l'attentat de Saint-Quentin Fallavier, près de Lyon, indique le site internet du Dauphiné Libéré. Il s'agirait du conducteur aperçu dans la matinée en train de faire des allers-retours devant l'usine à bord d'une Ford Fusion.

Le premier bilan de l'attaque, qui survient près de six mois après les attentats de début janvier à Paris, s'élève à un mort et deux blessés, selon des sources proches de l'enquête. Son auteur présumé a également été interpellé

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Sarkozy réclame "toute la lumière"
Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a réclamé vendredi "solennellement" au gouvernement "de faire toute la lumière" sur les circonstances de l'attentat en Isère et que le niveau de vigilance soit "rehaussé".

"Nous demandons donc solennellement au gouvernement de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette attaque et de tirer impérativement toutes les leçons de ce nouvel attentat, en rehaussant notre niveau de vigilance", a demandé l'ancien chef de l'Etat dans un communiqué.

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Le suspect fiché en 2006
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déploré ce vendredi "un crime à caractère terroriste".

"L'identité du criminel est en cours de précision mais nous savons qu'il pourrait s'agir de Yacine Sali" (orthographe non confirmée), a-t-il précisé.

Cet homme arrêté, fiché en 2006 pour radicalisation, n'a pas de casier judiciaire selon lui.

Il s'agirait "d'un individu qui résiderait dans la région lyonnaise à Saint-Priest" dont la fiche "S" n'a pas été renouvelée depuis 2008.

"Il faisait l'objet d'une attention pour sa radicalisation mais il n'était pas connu pour être en lien avec des acteurs terroristes", a expliqué le ministre.

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Reynders: "Un sentiment d'horreur"
Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a exprimé vendredi son sentiment d'horreur devant l'attentat perpétré en France. Il a présenté ses condoléances aux familles et aux proches des victimes ainsi qu'au personnel de l'entreprise et au gouvernement français.

"C'est un sentiment d'horreur que l'on éprouve à l'annonce d'un attentat aussi dramatique, une attaque terroriste comme celle-là, avec des méthodes que l'on n'avait jamais vues en Europe", a expliqué M. Reynders qui se trouve actuellement à Shenzen dans le cadre de la visite d'Etat du roi en Chine

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"Un acte terroriste", selon Hollande
La nature terroriste de l'acte ne fait aucun doute", a déclaré vendredi le président français François Hollande, depuis le Conseil européen à Bruxelles, à la suite de l'attentat de Saint-Quentin Fallavier, près de Lyon.

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