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“Black blocs” et “Gilets jaunes” à la Marche pour le climat: Greenpeace appelle à quitter le cortège

Mise à jourLa préfecture de police de Paris a dénoncé samedi des "exactions" commises par des "individus violents" de la mouvance “black bloc” au début de la marche pour le climat à Paris et appelé les manifestants à s'en "désolidariser".

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“On vous demande pas la lune, on veut sauver la Terre”: les “marcheurs” pour le climat ont commencé à manifester samedi sous étroite surveillance à Paris, où des militants blacks blocs, qui se sont mis en tête de cortège, ont commis de premières “exactions”.

“Exactions d’individus violents”

Selon les autorités, un cortège de militants radicaux "black bloc" s'est constitué au sein de la marche dont le départ était prévu à 14H30. "Exactions en cours par des individus violents. Les #FDO interviennent et répliquent avec des moyens lacrymogènes. Désolidarisez-vous des groupes à risques", a tweeté la préfecture. 

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Un millier de “radicaux” dans le cortège

Ces militants d’extrême gauche, pour certains masqués, ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre avant de s’en prendre à une agence bancaire. Quelque 1.000 manifestants “radicaux” seraient présents au sein du cortège. En début d’après-midi, 123 personnes avaient été interpellées et 174 verbalisées dans les zones où il était interdit de manifester.

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Des organisateurs appellent à quitter la Marche

Greenpeace a appelé les manifestants à quitter le cortège en raison des violences qui ont éclaté. “Ne prenez aucun risque et quittez la Marche pour le climat. Les conditions d’une marche non violente ne sont pas réunies”, a tweeté l’organisation, en dénonçant “l’envoi de lacrymogènes sur des manifestants non violents et des familles”. Youth for Climate France a affirmé que la Marche était maintenue mais a fourni les renseignements nécessaires à ceux qui désireraient quitter le mouvement. 

Macron “mobilisé et mobilisable”

Ailleurs en France d’autres événements étaient prévus. À Lyon, environ 5.000 personnes se sont rassemblées dans la matinée dans le centre-ville, selon la préfecture du Rhône. “Halte à l’écocide”, pouvait-on lire sur la banderole des manifestants. Face aux craintes de débordements, le président Macron “est mobilisé et mobilisable à chaque instant”, a rappelé samedi son entourage.

Champs-Élysées

Des tirs de gaz lacrymogènes ont eu lieu dans le quartier des Champs-Élysées, où des commerces étaient barricadés derrière des protections en bois. Il n’y avait pas eu de dégradation en milieu de journée. Des touristes interloqués se sont régulièrement retrouvés pris dans le flot des personnes dirigées par la police hors du périmètre.

Gare Saint-Lazare

Des manifestants ont également été bloqués dans le quartier de la gare Saint-Lazare. Pour la première fois, pour cet acte 45 des “gilets jaunes”, la plupart des manifestants se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018 ne portaient pas ce vêtement, jusque-là incontournable dans leurs cortèges.