Brexit: un accord est encore possible, selon Merkel

La chancelière allemande a estimé mercredi qu'un accord sur le Brexit pouvait encore intervenir. Angela Merkel a aussi plaidé pour une "collaboration plus étroite" au sein de l'Union européenne, au regard des changements de pouvoir sur la scène internationale et des tensions qui règnent actuellement.

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L'UE doit à présent renforcer ses liens, a-t-elle déclaré mercredi lors d'un discours sur le budget devant la chambre basse du Parlement allemand. La rivalité croissante entre les Etats-Unis et la Chine, la "redynamisation géostratégique" de la Russie et le Brexit auront d'importantes conséquences, auxquelles l'Union européenne doit se préparer, a ajouté la chancelière. Elle a par ailleurs indiqué qu'un accord sur le Brexit était encore possible d'ici au 31 octobre.

L'Europe est aussi à la traîne en termes de développements technologiques de taille, et doit s'améliorer dans ce domaine, a insisté Mme Merkel. Celle-ci a également loué les lignes directrices de la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présentées à Bruxelles mardi. La chancelière allemande est convaincue que la nouvelle Commission renforcera la position de l'Europe dans le monde. 

Enfin, concernant la demande américaine faite à l'Allemagne d'augmenter son budget Défense pour l'Otan de 2% du PIB, Angela Merkel a assuré que le pays tiendrait sa promesse de se rapprocher au plus près de cet objectif.

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Pedro Sanchez © AFP

“Pas d’autres concessions” possibles, selon Madrid

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a martelé mercredi que Londres ne pourrait pas obtenir “d’autres concessions” de l’UE dans le cadre du Brexit et jugé qu’une sortie sans accord était “un scénario plus que probable”.

“Il n’est pas possible de faire d’autres concessions”, a dit le socialiste devant la chambre des députés espagnols. “Les institutions européennes et les Etats membres ont fait preuve de souplesse et de bonne foi (...) mais en étant clairs depuis le début sur le fait qu’il ne serait pas possible de renégocier l’accord de sortie signé avec le gouvernement britannique”, a-t-il ajouté.

Selon Pedro Sanchez, dans le contexte actuel, “un Brexit dur, sans accord est devenu un scénario plus que probable”. Mais “si la position britannique rend une sortie ordonnée impossible”, l’Espagne, qui compte la plus importante communauté britannique d’Europe, “est préparée à tous les scénarios”, a-t-il assuré en lançant un “message de tranquillité aux citoyens et aux acteurs économiques”.