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Me Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert. © BFMTV

“C'est la remontada” : la réaction de l'avocat des parents de Vincent Lambert indigne et choque

VIDEOCe lundi soir, à l’annonce de la décision de la cour d’appel de reprendre les traitements pour Vincent Lambert, les avocats des parents du patient dans un état végétatif depuis 2008 ont laissé éclater leur joie de manière (très) peu respectueuse.

Dans une ambiance de Coupe du monde, les avocats des parents de Vincent Lambert, accompagnés de dizaines de soutiens, scandaient “on a gagné!” après l’annonce du résultat de la cour d’appel de Paris qui a ordonné la reprise des soins pour l’infirmier de 32 ans, en état végétatif depuis plus de dix ans. Le protocole d’arrêts des soins avait été enclenché dans la matinée du lundi.

“C’est une grande victoire”

Porté en triomphe comme un héros, l’un des avocats, Me Jean Paillot a complétement craqué devant les caméras et les micros: “C’est une grande, victoire. C’est la première victoire. C’est la remontada!”, a-t-il déclaré l’index levé et le sourire satisfait. Les réseaux sociaux ont vivement réagi à cet extrait: “Indécent”, “monstrueux”, “indigne”, “irrespectueux”.

“Vous n’avez pas honte?”

Ce mardi matin, ce même avocat était invité de l’émission “Bourdin Direct” sur RMC et à la question de Jean-Jacques Bourdin “Vous n’avez pas honte ?”, Me Jean Paillot a concédé que le mot “remontada” n’était “peut-être pas le plus adapté” et évoquait “l’enthousiasme” du moment et sa “culture footballistique”.

Un comité de l’ONU doit se prononcer

Le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CDPH) avait demandé à la France de surseoir à l’arrêt des traitements dans l’attente d’un examen du dossier sur le fond. Mais la France considérait que la suspension de l’arrêt des traitements préconisée par le CDPH “était dépourvue de caractère contraignant”, mettant en avant le “droit du patient à ne pas subir d’obstination déraisonnable”. Mais ce lundi soir, un énième rebondissement dans cette affaire est survenu après que la cour d’appel de Paris a ordonné le rétablissement des traitements, jusqu’à ce qu’un comité de l’ONU se prononce sur le fond de son dossier.