Cahier de doléances: elle s'indigne contre les pubs X reçues par son mari

Les doléances d'une citoyenne française ont été reprises par le Huffington Post ce mercredi après avoir amusé les internautes. La dame demande en effet aux hommes politiques de veiller à ce que son mari ne reçoive plus de publicités numériques de nature à heurter "l'éthique et la dignité".

Dans le cadre du débat national, les Français ont actuellement l'occasion de partager avec les autorités gouvernementales leurs doléances via des cahiers qui seront ensuite numérisés en vue d'une politique plus en accord avec les préoccupations des citoyens. C'est au niveau local que chacun peut donc remettre ses propres réflexions et demandes. Une habitante de la Hague dans le Cotentin en a profité pour faire état d'une problématique qui selon elle met en cause "l'éthique et la dignité" des Français.

"Mon mari assure n'avoir rien demandé"
Dans ce courrier partagé par La presse de la Manche, elle explique être profondément choquée par les publicités reçues par son mari sur sa boîte mail lorsqu'il la consulte sur son GSM. "Il m'assure qu'il n'a rien demandé, que cela apparaît d'autorité sur GMail parce qu'il est un homme et que ce type de message est classé dans 'publicité' ce qui autorise tout. C'est extrêmement choquant et perturbant", regrette-t-elle en détaillant les propositions "indécentes" qui s'affichent sur l'écran. "Rencontre avec des femmes matures, des photos par dizaines de fesses et vagin de femmes nues exposées comme du gibier en vitrine", s'émeut-elle.

"Individus sans scrupules"
"Comment se fait-il que malgré la quantité d'institutions, de règles et lois existantes et le nombre de femmes partout présentes et d'hommes clamant la dignité et l'honneur, des individus sans scrupules s'introduisent dans la vie privée des hommes au mépris de la vie conjugale?", s'interroge celle qui découvre visiblement ces pratiques. 

"Mais que fait l'Europe?"
"C'est le degré 0 de l'humanité. C'est inacceptable, à quoi sert l'Europe? À quoi sert la politique si des délinquants de cette sorte font de la débauche et de l'abominable pornographie un produit de consommation banal?", s'indigne-t-elle encore. Cette envolée épistolaire partagée sur Twitter détonne parmi les revendications concernant les services publics, l'emploi, le logement ou les pensions et a amusé les internautes qui se sont quelque peu moqués de la pudibonderie de la Française, voire de sa naïveté quant à l'historique de navigation de son époux (voir ci-contre). D'autres ont par contre plus respectueusement souligné son style soigné et l'intérêt de soulever la problématique des cookies.