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Emmanuel Macron © afp

Ce que devait annoncer Emmanuel Macron lors de son allocution

Reportée en raison de l'incendie de Notre-Dame, l'allocution télévision d'Emmanuel Macron devait contenir plusieurs mesures fortes en réponse au "grand débat national". L'AFP s'est procurée une copie du discours qui devait être tenu lundi soir.

"Baisser les impôts des classes moyennes"

Emmanuel Macron souhaite "baisser les impôts des classes moyennes" en finançant cette mesure notamment par la "suppression de certaines niches fiscales", selon le projet d'allocution qu'il devait prononcer lundi et dont l'AFP a obtenu copie.

Le président de la République demande aussi une "évaluation objective" de l'ISF dès le début de l'année 2020, sur la base de laquelle il s'engage "à apporter toutes les modifications et corrections nécessaires".

"Favorable" à des référendums d'initiative citoyenne

Emmanuel Macron est "favorable" à ce que des référendums d'initiative citoyenne (RIC), réclamés par les "gilets jaunes", "puissent être organisés sur certains sujets d'intérêts locaux".

Il est en outre "favorable à ce qu'on puisse rendre plus accessible, en en simplifiant les règles", le référendum d'initiative partagée (RIP), prévu par la Constitution mais extrêmement compliqué à mettre en oeuvre. Il annonce qu'"une convention de 300 citoyens tirés au sort" sera installée "dès le mois prochain", en mai, chargée de "travailler à la transition écologique et aux réformes concrètes à prendre".

Les retraites de moins de 2.000 euros réindexées

Emmanuel Macron doit annoncer la réindexation des retraites de moins de 2.000 euros sur l'inflation à partir du 1er janvier 2020.

Le chef de l'Etat doit également annoncer que la prime exceptionnelle de 1.000 euros défiscalisée et sans cotisations sociales décidée fin décembre 2018 face au mouvement des "gilets jaunes" va être "pérennisée" et ouverte aux employeurs "chaque année", selon une copie de son projet de discours obtenue par l'AFP.

La suppression de l'ENA

Le chef de l'Etat devait par ailleurs annoncer un changement de "la formation, la sélection, les carrières en supprimant l'ENA (Ecole nationale d'administration, NDLR ) et plusieurs autres structures".

"Aucune fermeture d'école et d'hôpital" jusqu'à la fin du quinquennat

Emmanuel Macron ne veut plus "aucune fermeture d'école et d'hôpital jusqu'à la fin du quinquennat", "sauf demande des maires". 

Prenant acte que "beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur territoire est abandonné" et du "besoin de proximité, d'enracinement", le chef de l'Etat souhaite "assurer la présence des services publics". "Jusqu'à la fin du quinquennat, sauf demande des maires, il n'y aura plus aucune fermeture d'école, aucune fermeture d'hôpital sur notre sol", selon le texte.

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