Cette interview de Ségolène Royal a laissé tout le monde perplexe

Interrogée par l’émission Quotidien (TF1) sur un aller-retour express en jet privé en Islande en juillet 2018 pour inaugurer un bateau de croisière de luxe, Ségolène Royal a du mal à se justifier.

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Capture d'écran © Quotidien

Ambassadrice des pôles pour la France, Ségolène Royal représente la France au Conseil de l’Arctique. Il s’agit d’un forum intergouvernemental dévolu à la région et le lieu d’expression des positions diplomatiques et politiques des pays ayant une partie de leur territoire dans cette zone.

Le 14 septembre dernier, elle parlait encore de son rôle au sein de cette instance lors de son passage dans l’émission “On n’est pas couché” chez Laurent Ruquier. “Que dit la France? Qu’est-ce que je dis au nom de la France dans ces instances, et notamment dans ce qu’on appelle le Conseil de l’Arctique? C’est d’attirer l’attention sur les conséquences du dérèglement climatique”.

Sauf que l’ex-candidate à la présidentielle de 2007 ne se serait jamais rendue à ces réunions si l’on croit Mikaa Mered, professeur de géopolitique spécialiste des zones polaires.

En effet, les PV des réunions, que les journalistes de l’émission Quotidien se sont procurés, ne font à aucun moment mention de sa présence. Prise en défaut de manière flagrante, l’ancienne candidate à la présidence s’est défendue et a dénoncé des “affirmations mensongères”. “Je ne me balade pas pour le plaisir, comme d’autres peut-être le font. Je fais attention aux déplacements, qu’ils soient vraiment utiles. Et je fais attention au bilan carbone”, répond-elle, agacée.

Là encore, il s’agirait d’une affirmation pas vraiment en adéquation avec la réalité. Valentine Oberti, la journaliste de l’émission présentée par Yann Barthès, a alors sorti des documents qui prouvent qu’elle a effectué un aller-retour express à Reykjavik en juillet dernier pour inaugurer le Lapérouse, un bateau de croisière de luxe de la compagnie Ponant. Un voyage pas forcément très écologique.

Après avoir dans un premier temps démenti l’info, elle a rétorqué que le voyage n’avait pas été financé par de l’argent public et a contesté toute contradiction entre ses actes et ses paroles.