Plein écran
Amaya Coppens © Twitter

Crise politique au Nicaragua: Amaya Coppens parmi les prisonniers libérés

Les principaux responsables des manifestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega ont été libérés mardi au Nicaragua en vertu de la loi d’amnistie votée samedi.Des vidéos ont montré les opposants libérés criant “Nicaragua” et “justice” à leur sortie de prison dans un minibus de la Croix-Rouge internationale.

Selon Juan Sebastian Chamorro, membre de l’opposition, 56 personnes ont été libérées. Une cinquantaine d’opposants avait déjà été relâchée lundi. Parmi les opposants libérés figurent les dirigeants paysans Medardo Mairena et Pedro Mena, l’étudiante belgo-nicaraguayenne Amaya Copens, la commerçante Irlanda Jerez, les leaders étudiants Edwin Carcache et Byron Estrada, ainsi que les journalistes Lucia Pineda et Miguel Mora.

“Nous allons continuer à informer”, a déclaré à sa sortie Lucia Pineda, directrice de l’information de la chaîne 100% Noticias, emprisonnée depuis fin décembre. Les prisonniers libérés font partie de plusieurs centaines d’opposants arrêtés pour leur participation aux manifestations anti-gouvernementales du printemps et de l’été 2018.

Amaya Coppens, 24 ans, de père belge et de mère nicaraguayenne, a été élevée au Nicaragua et fait partie des figures de proue du Mouvement étudiant du 19 avril. Les Affaires étrangères belges n’ont pas encore confirmé sa libération. L’étudiante belgo-nicaraguayenne était maintenue en détention  depuis le 10 septembre 2018 pour avoir manifesté contre le gouvernement en place au Nicaragua.

Le départ de Daniel Ortega

Les manifestants, qui avaient commencé le 18 avril à protester contre une réforme de la sécurité sociale ensuite abandonnée, avaient rapidement réclamé le départ de Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007, et des élections anticipées.

Les manifestations ont été durement réprimées et les violences ont fait au moins 325 morts et 2.000 blessés, pour leur écrasante majorité parmi les opposants, selon des organisations humanitaires. Selon les groupes d’opposition, entre 600 et 800 opposants ont été emprisonnés et plus de 62.000 Nicaraguayens se sont exilés.

Le Parlement du Nicaragua, dominé par les députés favorables au président Ortega, a adopté samedi une loi d’amnistie en faveur à la fois des prisonniers politiques et des forces de répression. L’opposition a dénoncé une amnistie qui “a pour but de couvrir les crimes que (le gouvernement) a commis avec ses institutions, structures partisanes et paramilitaires”. 

Plein écran
Amaya Eva Coppens. © Facebook