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De jeunes militants écologistes "bloquent" un McDonald's à Bordeaux

Des dizaines de membres du mouvement écologiste Youth for Climate France ont bloqué dimanche plusieurs heures un restaurant McDonald's à Bordeaux pour dénoncer ce "symbole de la surconsommation, du gaspillage et de l'élevage intensif".

Environ 70 jeunes, lycéens pour la plupart, ont investi pacifiquement le restaurant rue Sainte-Catherine, artère piétonne la plus passante de la ville, peu après l'ouverture vers 08H00. Ils en ont barré l'accès par des sit-in aux portes, bardées de rubans de signalisation rouge et blanc pour symboliser une "scène de crime écologique", enrubannant aussi les bornes de commande automatique à l'intérieur, a constaté un journaliste de l'AFP.

Derrière une banderole "pourquoi manger maintenant ce qui nous tuera demain?", les manifestants ont enchaîné chants et slogans, tels "Pollue, consomme, et ferme ta gueule. C'est quoi, le message qu'on donne aux jeunes?”.

La mobilisation coïncidait avec la tenue d'assises nationales de Youth for Climate France, qui ont réuni ce week-end à Bordeaux quelque 130 participants, d'une moyenne d'âge de 17 ans. "On se rend compte que les marches ont très bien mobilisé, mais qu'elles ne suffisent plus et qu'il faut diversifier nos actions", a résumé Aricie Bartelmé, co-organisatrice des assises.

Le "blocage" du McDonald's s'inscrit dans cette diversification, au même titre que des "lights off" (extinction sauvage d'enseignes lumineuses), ou "clean walks" (marches de ramassage systématique de déchets et mégots sur l'espace public), ou actions diverses de désobéissance civile, a précisé la militante. 

L'occupation bonne enfant, sous l'œil placide de patrouilles de police régulières, devait durer jusqu'en début d'après-midi. Elle était prise avec philosophie par le personnel du McDonald's. "Sauver la planète, on ne peut qu'être d'accord. McDonald's fait d'ailleurs des efforts sur le tri, d'élevage (usage d'antibiotiques, ndlr). Notre public, c'est beaucoup de jeunes, on sait qu'on a intérêt à les entendre, les garder", a plaidé Christian Luttman, responsable du restaurant.