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Le Premier ministre italien Matteo Renzi © ap

Débats budgétaires houleux en vue au sommet européen

Les dirigeants européens, qui se retrouvent vendredi pour une seconde journée de sommet, se préparent à des débats budgétaires houleux. Alors que le débat sur l'austérité continue de faire rage, le Premier ministre italien Matteo Renzi se montre déterminé à contrecarrer la rigueur voulue par la Commission.

Après avoir reçu les épures budgétaires de tous les États membres, la Commission européenne a adressé discrètement cette semaine des lettres à cinq d'entre eux pour leur faire part de sa préoccupation. Selon la presse économique, la France, l'Italie, l'Autriche, la Slovénie et Malte ont été avertis d'un risque de déviation sérieuse de leur trajectoire budgétaire. La Commission elle-même n'a pas confirmé l'information.

Matteo Renzi très remonté
Mais jeudi, Matteo Renzi a jeté un pavé dans la mare en diffusant lui-même la lettre du commissaire aux affaires économiques et financières, Jyrki Katainen. Visiblement très remonté contre l'avertissement, il a promis "une transparence totale avec tout ce qui vient de Bruxelles, car c'est la seule manière que les citoyens puissent comprendre ce qui se passe". "Nous ne publierons pas seulement toutes les données, mais aussi combien ils dépensent dans ces bâtiments (les institutions européennes, ndlr). Ca va être amusant", a-t-il renchéri. En mettant le débat sur la place publique, M. Renzi complique la tâche de la Commission, qui comptait utiliser diplomatiquement ses nouvelles compétences de contrôle précoce des budgets nationaux.

Débats houleux en perspective
Sa sortie annonce des débats houleux entre chefs d'Etat et de gouvernement vendredi. Réunis d'abord à 28, puis entre les 18 pays de la zone euro, ceux-ci doivent faire le point sur le débat budgétaire. Si l'Italie et - de façon moins vocale - la France misent sur une flexibilité, l'Allemagne et d'autres pays nordiques insistent quant à eux sur l'orthodoxie budgétaire.

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