Démission du chef du renseignement espagnol, visé par une série d'attaques

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Alberto Saiz, de plus en plus mollement soutenu par le gouvernement, avait dû comparaître à deux reprises devant les députés pour s'expliquer.

Le chef du renseignement espagnol, Alberto Saiz, a annoncé jeudi sa démission du Centre national de renseignement (CNI), après plusieurs semaines d'accusations internes de prévarication, relayées par la presse.

"Fausseté" des accusations
Dénonçant la "fausseté" de ces accusations, M. Saiz, un civil, a indiqué dans un communiqué avoir démissionné pour éviter "une possible détérioration" du CNI et de "porter préjudice à l'image du gouvernement espagnol".

Après avoir passé cinq ans à la tête du CNI, il sera remplacé vendredi par le général Félix Sanz Roldan, ancien chef d'état-major de la Défense.

Acusations internes relayées par le journal El Mundo
Alberto Saiz, qui avait été reconduit à son poste il y a deux mois par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, était depuis la cible d'accusations internes relayées par le journal El Mundo (centre-droit).

Il était accusé d'avoir puisé dans les fonds du CNI entre 2004 et 2008 pour financer des parties de chasse et de pêche privées au Mexique, au Mali et au Sénégal, ou des travaux dans sa maison.

Détecteur de mensonges sur certains agents
El Mundo avait ensuite révélé qu'il avait soumis certains agents de son service au détecteur de mensonges pour identifier les auteurs des fuites le concernant à la presse

Alberto Saiz, de plus en plus mollement soutenu par le gouvernement, avait dû comparaître à deux reprises devant les députés pour s'expliquer.

Le renseignement "ne peut être agité par des polémiques"
Le chef de l'opposition conservatrice Mariano Rajoy, a estimé jeudi que sa démission était "une nécessité nationale", en soulignant que le renseignement espagnol "ne peut être agité par des polémiques".

Le porte-parole parlementaire des socialistes au pouvoir et ancien ministre de la Défense José Antonio Alonso a salué le "sens de la responsabilité" de M. Saiz, affirmant qu'il n'a "jamais utilisé de fonds publics à des fins privées et a toujours agi dans un respect scrupuleux de la légalité". (belga/th)

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