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L'hôtel Playacapricho à Roquetas de Mar © Neckermann

Des Belges retenus en otage en maillot de bain par leur hôtel en Espagne: “Toutes nos cartes sont bloquées”

Des Belges partis en vacances en Espagne avec Neckermann étaient bloqués lundi dans le lobby de leur hôtel, sans leurs affaires et en maillot de bain. Suite à l’annonce de la faillite de Thomas Cook et de l’incertitude qui pèse sur sa filiale belge, l'établissement a bloqué leurs cartes d’accès à leurs chambres jusqu’à ce qu’ils aient payé la somme de 1.038 euros.

Deux couples de sexagénaires du Petit-Brabant, en province d’Anvers, se souviendront longtemps de leurs vacances à Roquetas de Mar, en Espagne. Depuis lundi après-midi, ils sont littéralement retenus en otage par le propriétaire de leur hôtel en raison de la faillite de Thomas Cook. Ils sont en tenue de plage et n’ont plus accès à leurs chambres. “Ils nous ont dit qu’ils débloqueraient nos cartes quand nous aurons payé la somme de 1.038 euros”, a expliqué l’une des victimes à Het Laatste Nieuws.

Daniel et Jos Marivoet et leurs épouses Emilienne De Smet et Patricia Van den Eden séjournent dans cet hôtel quatre étoiles avec sa plage de sable fin, le Playacapricho, depuis jeudi. Tous les quatre étaient au courant de la situation de Thomas Cook mais ont été rassurés par Neckermann, avec qui ils sont partis en vacances. “Ils nous ont assuré que nous pouvions dormir sur nos deux oreilles", soutient Daniel. “Neckermann et Thomas Cook Belgique n'étaient pas en faillite, il n’y avait donc aucun problème.” C'est du moins ce qu’ils pensaient.

“Vacances inoubliables”

“Un séjour inoubliable, voilà ce que l’hôtel nous a promis! Et c'est certainement le cas, mais de manière négative”, peste le Flamand. “Nos cartes ont été bloquées et ils nous ont dit que c'était la procédure au sein du groupe hôtelier Playa. Dans notre cas, l’hôtel facture 1.038 euros par chambre, mais nous avons déjà payé 1.600 euros à Neckermann. L’agence nous conseille de ne pas payer car il n'est pas certain qu’on puisse récupérer notre argent. Mais ils ne sont pas à notre place!”

De fait, tous les quatre sont bloqués dans le hall d’entrée, en maillot et pieds nus. “Nous étions à la piscine. Toutes nos affaires, dont nos médicaments, se trouvent dans nos chambres. Nous ne pouvons pas non plus aller au bar ou au restaurant. La seule chose que nous pouvons faire, c’est attendre. Et encore, on ne sait pas vraiment où...”

Le petit groupe espère que tout sera rentré dans l’ordre d’ici leur retour en Belgique, prévu ce jeudi. Si tout va bien... “Après ce que nous venons de vivre, nous sommes loin d’être confiants.”