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Des lycées bloqués à Paris pour protester contre les expulsions d'élèves étrangers

UpdateDes lycéens ont bloqué plusieurs établissements jeudi à Paris pour protester contre les expulsions d'élèves étrangers, après l'arrestation lors d'une sortie scolaire d'une collégienne kosovare rom expulsée ensuite vers le Kosovo, selon le rectorat et un syndicat.

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Quatorze lycées au total étaient perturbés, selon le rectorat, qui avait indiqué plus tôt que les lycées Maurice-Ravel, Hélène-Boucher, Charlemagne et Sophie-Germain étaient bloqués et que les entrées étaient "filtrées" dans deux autres établissements. Des manifestations étaient aussi en cours jeudi matin devant les lycées Voltaire et Turgot, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Le mot d'ordre c'est de se mobiliser pour le retour des lycéens expulsés", a dit à l'AFP Steven Nassiri, porte-parole du syndicat lycéen FIDL, proche du Parti socialiste au pouvoir, joint par téléphone alors qu'il manifestait jeudi matin devant le lycée Charlemagne à Paris.

"C'est inadmissible que sous un gouvernement de gauche on doive montrer ses papiers pour entrer au lycée. Tout le monde a le droit à une éducation", a-t-il estimé.

Le gouvernement français a lancé mercredi une enquête administrative sur les conditions de l'interpellation de Leonarda Dibrani, 15 ans, dans l'est de la France, survenue le 9 octobre et rendue publique cette semaine. Ses conclusions sont attendues sous 48 heures, jeudi soir ou vendredi.

Mercredi déjà, plusieurs centaines de lycéens s'étaient rassemblés devant le rectorat à Paris pour protester contre les expulsions d'élèves étrangers, après celle le week-end dernier d'un de leurs camarades, un Arménien scolarisé dans la capitale.

Les élèves avaient scandé "Valls démission!" et "Libérez Khatchik!". Agé de 19 ans, Khatchik Kachatryan a été expulsé samedi vers l'Arménie.

Les expulsions d'élèves en situation irrégulière ont provoqué des dissensions au sein du gouvernement et de la majorité socialiste, focalisées sur la politique d'immigration et la personnalité du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

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