Illustration.
Plein écran
Illustration. © Getty Images/iStockphoto

Des maires pestent contre l’arrivée de vacanciers en montagne: “Ils débarquent en toute impunité”

“Les résidents secondaires débarquent en toute impunité... Il y en a quelques-uns et ce sont quelques-uns de trop". Des maires de montagne protestent depuis l'arrivée de vacanciers, ce week-end, au mépris des consignes de confinement, que les autorités locales renforcent avec des arrêtés anti-locations.

"On le voit à quoi? Ce sont les voisins qui voient les chalets qui sont subitement allumés, qui mettent un message [sur les réseaux sociaux] en disant: ‘Mais pourquoi ils sont là? Qu'ils restent chez eux, du début à la fin!’", a déclaré le maire de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie) au micro de France Bleu.

"Ils auraient choisi Saint-Gervais pour se confiner, pas de souci; ils auraient été accueillis bras ouverts, mais c'est pas à la carte", a poursuivi Jean-Marc Peillex, pour qui l'épisode "laissera des traces”. "C'est un petit village, les gens se souviendront que telle famille est venue".

Locations de courte durée interdites

À Chamonix, le maire Éric Fournier a pris mardi un arrêté municipal interdisant les locations de courte durée (d'une nuit à deux semaines), afin "d'éviter des mouvements de population intra-communal et extra-territorial" en période de confinement.

Saisie de ces arrivées malvenues et souvent nocturnes pour déjouer les contrôles, la préfecture de Haute-Savoie devrait publier mercredi un arrêté interdisant les locations via les plateformes Airbnb et les réservations d'hôtels ainsi que les résidences touristiques.

Dans les Hautes-Alpes, la préfète a pris un tel arrêté dès samedi, premier jour des vacances scolaires de la zone C (Ile-de-France et Occitanie) et qui court "a minima jusqu'au 15 avril", date officielle de fin du confinement mais qui sera très probablement repoussée.

Le département, à forte particularité touristique, a connu un afflux relatif avant le confinement débuté le 17 mars mais pas depuis, même si les réseaux sociaux se font l'écho de quelques arrivées, forcément de manière amplifiée.

“Très très en colère”

En Savoie, la page Facebook de la députée Emilie Bonnivard, députée LR de la Maurienne a servi de déversoir. "Dans les petits villages de montagne, ça reste très minoritaire mais ça choque, d'autant que tout se voit et vite. Ça met très très en colère les gens", a expliqué à l'AFP la parlementaire.

Pourtant, le point a été fait avec les autorités et notamment la gendarmerie qui avait renforcé tous ses contrôles tant sur autoroutes que sur les axes menant aux stations: “Pas d'augmentation sensible du trafic par rapport aux précédents week-ends de confinement", a affirmé à l'AFP la préfecture de Savoie. "400 voitures dans la vallée durant le week-end quand c'est 400 par heure pour les arrivées des vacances de Pâques: ça ne veut pas dire que personne n'est passé au travers des mailles du filet, mais que ce n'est pas massif, c'est important de rassurer la population locale", a souligné Mme Bonivard. Et "pas certain qu'ils passent de bonnes vacances".

“Notre population vient d’augmenter sensiblement”

Le maire de Valloire, Jean-Pierre Rougeaux, a protesté dans un message à ses administrés en ironisant sur "la génération spontanée" apparue dimanche dans la station. "Notre population (...) vient d'augmenter sensiblement. Je me permets de rappeler à tous ces nouveaux arrivants que les règles de confinement, les prescriptions barrière sont en vigueur ici comme dans le lieu habituel de leur résidence", a-t-il écrit. "Pas de promenade en montagne, pas de rando sur la neige, pas de vélo".

Même discours ferme à Bessans, 350 habitants à l'année, un fort taux de résidences secondaires et 3.000 lits touristiques. "Ça a créé un peu de tension quand même et un climat de suspicion, les réseaux sociaux se sont pas mal enflammés", a relevé Jérémy Tracq, l'édile, qui pense qu'"une dizaine ou une vingtaine de personnes sont arrivées". "Ici, les gens sont confinés comme les autres et ces trois semaines de confinement pourraient être mises à mal par ces arrivées", a estimé M. Tracq. 

  1. Gabriel, 14 ans, violemment interpellé après une tentative de vol: “Il risque de perdre un œil”
    France

    Gabriel, 14 ans, violemment interpellé après une tentative de vol: “Il risque de perdre un œil”

    Dans la nuit du 25 au 26 mai dernier, Gabriel, 14 ans, a été interpellé par les forces de l’ordre après avoir tenté de voler un scooter avec un ami à Bondy, près de Paris. Le flou demeure sur les conditions de l’arrestation, rapporte Le Parisien. Le jeune garçon souffre de plusieurs lésions au visage et “risque de perdre son œil” à cause d’une fracture de l’orbite. Il est actuellement soigné à l’hôpital Jean-Verdier de Bondy.
  2. L’histoire émouvante d’un Marine américain qui ne veut pas quitter son chien renifleur de bombes

    L’histoire émouvante d’un Marine américain qui ne veut pas quitter son chien renifleur de bombes

    Un Marine américain a fait équipe avec un chien renifleur de bombes pendant un an, à l’ambassade américaine de Kaboul. Leur déploiement s’arrête cette semaine, ils vont donc devoir se séparer. Richard Pickett-White ne peut se résoudre à quitter son berger malinois répondant au nom d’Abel. Il souhaite acheter le chien, afin qu’il puisse vivre avec lui mais l’entreprise de sécurité à qui il appartient a refusé.