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Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, témoin clé dans l’enquête en destitution entamée contre Donald Trump. © EPA

Destitution de Trump: un témoin clé s'était vu offrir un poste de ministre à Kiev

Un témoin clé dans l'enquête en destitution contre Donald Trump a reconnu mardi, lors d'une audition au Congrès, que les Ukrainiens lui avaient proposé de devenir leur ministre de la Défense, et a assuré avoir immédiatement refusé.

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, né à Kiev et arrivé dans sa petite enfance aux États-Unis, a été malmené par les élus républicains de la Chambre des représentants qui ont mis en cause son discernement et sa loyauté.

Un juriste, chargé de l'interroger pour les républicains, lui a demandé s'il était vrai qu'un haut responsable ukrainien lui avait offert le poste de ministre de la Défense à Kiev.

M. Vindman, a reconnu que cette proposition lui avait été soumise à "trois reprises" en marge de la cérémonie d'investiture du nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky à la fin du mois de mai.
"A chaque fois, j'ai refusé et à mon retour, j'ai informé ma chaîne de commandement et les membres appropriés des services du contre-espionnage", a précisé M. Vindman, qui est membre du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche.

"Je suis Américain, je suis arrivé dans ma petite enfance aux États-Unis", a poursuivi ce militaire décoré pour ses faits d'armes en Irak, en ajoutant avoir n'avoir jamais su si l'offre était sérieuse.

Le parlementaire Jim Jordan a ensuite assuré que le supérieur hiérarchique de M. Vindman avait mis en doute son "discernement" et que certains de ses collègues le soupçonnaient d'avoir fait fuiter des informations.

M. Vindman s'est défendu en lisant une évaluation rédigée en juillet par sa responsable qui le qualifie de "brillant" et ayant "un excellent jugement". Il a assuré n'avoir jamais été l'auteur de fuites et s'est dit "non partisan".

Dans son introduction, il avait remercié son père d'avoir choisi d'émigrer aux États-Unis. "En Russie, témoigner en public dans une enquête contre le président pourrait me coûter la vie", avait-il souligné avant d'ajouter à l'adresse de son père: "Ne t'inquiète pas, ça va aller même si je dis la vérité".