Deux jeunes Belges radicalisées retrouvées à Paris

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après l'interpellation dans la capitale française de deux adolescentes radicalisées de 15 et 18 ans, de Flandre orientale, retrouvées dans un immeuble du IXe arrondissement dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, selon une information publiée mercredi par le journal français Le Figaro et confirmée par la porte-parole du parquet fédéral belge Wenke Roggen. 

Plein écran
Illustration © getty

Cette dernière précise avoir repris le dossier de la jeune fille majeure, qui a été libérée après audition. Le dossier n'ayant pas été porté à l'instruction, elle n'a pas été inculpée. Le cas de la mineure reste traité par le parquet local de Flandre orientale. La garde à vue du suspect soupçonné d'avoir cherché à les embrigader a été levée lundi sans qu'il ne fasse l'objet de poursuites, selon Le Figaro. 

Ce volet de l'enquête est mené par le parquet de Paris. 

Rencontre d’un converti radicalisé

Nezar (18 ans) et Chtairi (15 ans) ont expliqué s'être rendues à Paris pour y rencontrer un converti français de 29 ans, adepte de l'islam radical, selon Le Figaro. Les deux jeunes filles étaient portées disparues au parquet local de Flandre orientale, a confirmé Wenke Roggen. La majeure a réussi à contacter sa famille pour les appeler au secours. Son frère et son beau-frère se sont rendus à Paris et l'ont retrouvée. 

Séquestration et menaces

Des policiers d'une brigade anticriminalité intervenant vendredi soir dans le IXe arrondissement de Paris pour une simple rixe ont alors questionné le trio présent sur les lieux. Nezar leur aurait alors expliqué que son amie était enfermée dans une cave, l'homme, qu'elles étaient venues rencontrer, les ayant séquestrées et menacées de les envoyer dans la zone syro-irakienne. La jeune mineure a pu être retrouvée au sous-sol. 

Soustraction de mineurs

Le suspect a été interpellé pour soupçon de soustraction de mineurs en relation avec une entreprise terroriste. L'enquête ouverte par le parquet de Paris a été placée sous le chef d'association criminelle de malfaiteurs terroristes, toujours selon le quotidien français.

Le parquet de Flandre orientale a indiqué mercredi qu'il ne souhaitait pas communiquer sur l'affaire.