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Didier Reynders se réjouit du prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix attribué vendredi constitue un "appel à la destruction des armes chimiques", s'est réjoui vendredi le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, joint par l'agence BELGA. Ce prix permettra de mettre "la lumière plus fortement" sur l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), a-t-il ajouté, rappelant que l'élargissement du cadre à d'autres pays, dont à présent la Syrie, figurait parmi les objectifs du moment.

Premier pays dans l'histoire mondiale à avoir été touché par des armes chimiques, durant la guerre 1914-18, au lendemain de laquelle fut créée l'OIAC, la Belgique a développé une expertise en la matière. Elle vient de faire offre de services alors que, utilisées en Syrie le 21 août dernier, les armes chimiques sont revenues au devant de l'actualité.

"Nous sommes directement concernés par les initiatives prises dans le cadre du dossier syrien et nous sommes prêts à agir. Il faut voir quelle expertise sera demandée, l'identification, la destruction... Nous sommes prêts à répondre aux demandes. Des contacts sont en cours, à la Défense, aux Affaires étrangères", a rappelé Didier Reynders. "Il y a des demandes. Hier (jeudi), j'ai rencontré (le ministre des Affaires étrangères britannique) William Hague à Londres", a ajouté le ministre belge. "Il y a plusieurs possibilités, soit l'expertise sur place, soit la destruction des armes et des composants chimiques", a-t-il précisé.

D'autres noms circulaient ces derniers jours pour l'obtention du prix Nobel de la paix. "J'étais très heureux d'entendre celui de Serge Brammertz (procureur du tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie), qui est Belge, ou du docteur Mukwege (qui prend en charge des femmes violées dans l'est de la RDC), que nous soutenons. Ici, le prix touche à ce qui constitue un vrai problème international", a encore dit M. Reynders.