Plein écran
© belga

Elio Di Rupo "choqué" par la loi ougandaise anti-gay

La Belgique "condamne fermement" la loi durcissant la répression de l'homosexualité promulguée lundi par le président ougandais Yoweri Museveni, a déclaré le Premier ministre Elio Di Rupo, se disant "choqué".

"C'est un très triste jour pour les droits des LGBR (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels, ndlr). Je suis choqué par la loi anti-gay de l'Ouganda", a déclaré M. Di Rupo (PS) en anglais sur son compte Twitter.

La belgique condamne fermement cette violation des droits humains et demande que la communauté internationale réagisse avec force", a-t-il ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, s'est pour sa part dit dans un communiqué "très inquiet d'apprendre l'adoption en Ouganda de la loi renforçant la criminalisation de l'homosexualité et stigmatisant les individus en fonction de leur orientation sexuelle".

Le chef de la diplomatie belge "appelle les autorités ougandaises à ré-examiner cette nouvelle législation, à la lumière des engagements internationaux auxquels ce pays a adhéré", ajoute le texte.

Les relations homosexuelles sont déjà passibles de la prison à vie en Ouganda mais cette législation, adoptée à une écrasante majorité le 20 décembre par le parlement et promulguée lundi par M. Museveni, interdit notamment toute "promotion" de l'homosexualité et rend obligatoire la dénonciation de quiconque s'affichant homosexuel(le).

Elle a suscité des critiques virulentes de la part des défenseurs des droits de l'homme et des partenaires occidentaux de l'Ouganda, même si ses dispositions les plus controversées - peine de mort en cas de récidive ou de rapport avec un mineur ou en se sachant porteur du virus du sida - ont été abandonnées.