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Illustration © thinkstock

Elle se retrouve paralysée après avoir consommé une soupe périmée

FRANCELa soupe qu’elle a consommée traînait dans son réfrigérateur et était périmée depuis trois semaines. L’état de santé de la victime s’est dégradé au fil des heures.

Une habitante de l’Essonne, en Île-de-France, a contracté une maladie grave en consommant une banale soupe de légumes. Elle est effectivement atteinte de botulisme, une pathologie rare, qui s’attrape en absorbant des toxines présentes dans des aliments contaminés. La victime a avalé la soupe trois semaines après sa date limite de consommation, le 4 août dernier.

Fin août et début septembre, deux malaises interviennent en l’espace de quelques jours. Le point de départ d’une dégradation constante de sa santé. La piste de l’AVC écartée, les médecins diagnostiquent un cas de botulisme après toute une série d’examens. Une maladie rare, seulement deux cas ont été déclarés en région parisienne en 2018. “Elle est quasi totalement paralysée. Et avec très peu d’espoir de récupération”, annonce une amie à Le Parisien.

Négligence de la victime ou responsabilité de la marque?

Les toxines présentes dans les aliments ne supportent pas la chaleur ou l’exposition prolongée à l’oxygène. Mais elles ne changent ni le goût, ni l’odeur. Les enquêteurs ont retrouvé la soupe de légumes dans le réfrigérateur de la victime. “Aucun autre problème n’a été signalé sur les 630 bouteilles du lot qui ont été vendues et consommées depuis”, cite encore Le Parisien.

L’entreprise rejette la faute sur la victime. “Compte tenu de la durée d’incubation (trois jours), de la date d’hospitalisation de la patiente (fin août) et de la date limite de consommation du produit (4 août), il est avéré que la personne malade a consommé un produit périmé”, explique la marque.