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Image d’illustration © getty

Elle témoigne contre le pervers du ministère français de la Culture: “Il a attendu que j’urine et a tout écouté”

Un ex-haut fonctionnaire du ministère français de la Culture est soupçonné d’avoir, pendant plusieurs années, photographié des femmes à leur insu et même d’avoir administré des diurétiques à certaines pour qu’elles urinent. Une femme se disant victime de cet individu a témoigné sur BFM TV.

Humiliée, elle a longtemps gardé cette sordide expérience pour elle, muselée par la honte. Alors que l’affaire éclate maintenant au grand jour, Alyzée est prête à apporter son témoignage publiquement. Elle affirme avoir croisé le chemin de l’individu en 2011 alors qu’elle était en contrat d’alternance. 

“Sueurs froides”

“Il m’a sollicitée pour un entretien de fin de stage. Il m’a proposé un café, que j’ai accepté. Nous avons discuté pendant une heure. Au début, il était plus préoccupé par son téléphone que par ce que je lui disais. Puis, à un moment, j’ai ressenti des douleurs et une furieuse envie d’uriner”, se souvient celle qui avait 22 ans au moment des faits.

“J’en avais des sueurs froides. J’ai fini par dire qu’il fallait que j’aille aux toilettes. Il m’a accompagnée, il est entré avec moi dans les toilettes et a attendu que j’urine. Il a tout écouté. J’en suis ressortie soulagée mais très gênée par ce qui venait de se passer”, poursuit-elle.

Selon le quotidien, cet ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines versait d’abord un diurétique dans une boisson chaude, qu’il proposait généralement à des candidates à des postes au ministère. Il isolait ses victimes pour les pousser à uriner devant lui et en tenait registre dans un fichier Excel intitulé “Expériences”. Il aurait fait plus de 200 victimes en 9 ans.

“Je suis persuadée que la hiérarchie savait”

“Après l’entretien, mes collègues m’ont dit qu’il prenait des photos des jambes des femmes, que tout le monde l’appelait ‘le photographe’. On m’a dit de me méfier et que c’était un pervers”, explique-t-elle, avant de mettre en cause sa hiérarchie. “Je suis persuadée que la hiérarchie savait. Ça remontait de tous les côtés. Dans une telle situation, on en parle à la médecine du travail, aux RH… Mais là, le problème c’est qu’il détenait la fonction de RH. Mais je ne peux pas croire que sa hiérarchie n’était pas au courant”, avance-t-elle.

Placé sous contrôle judiciaire, l’homme a été mis en examen pour “administration de substance nuisible”, “agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction”, “atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation d’image”, “violence par une personne chargée de mission de service public” et “infraction à la législation sur les médicaments”.

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