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Erdogan demande l'extradition de Gülen devant des milliers de partisans

Des milliers de partisans du président Recep Tayyip Erdogan se sont réunis samedi en début de soirée à Istanbul pour lui confirmer leur soutien après l'échec d'un coup d'Etat d'un groupe de militaires, a rapporté l'AFP.

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Le chef de l'Etat s'est adressé à cette foule de partisans, massée sous une forêt de drapeaux turcs, selon la télévision.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé samedi les Etats-Unis à extrader le prédicateur Gülen, responsable selon lui du putsch avorté lancé vendredi soir. "Les Etats-Unis, vous devez extrader cette personne", a lancé le chef de l'Etat devant une foule de milliers de partisans, en référence à son ennemi juré Fethullah Gülen, installé en Pennsylvanie et qui a nié toute implication dans la tentative de coup d'état.

L'atmosphère était plutôt familiale dans le district de Kisikli, sur la rive asiatique de la métropole, où M. Erdogan possède une maison.

A Ankara, des partisans du président Erdogan se sont retrouvés devant le parlement, mais en nombre inférieur.

Le chef de l'Etat avait demandé via Twitter à ses compatriotes de "continuer à être maîtres des rues (...) car une nouvelle flambée (de violences) est toujours possible", après l'échec de la tentative de putsch, qui a fait au moins 265 morts. Message reçu, à voir l'ambiance survoltée qui a gagné plus tard la place Taksim, le coeur des sursauts politiques du pays.

"Nous célébrons la démocratie"
Le long de la rue commerçante Istiklal, un long cortège y a afflué agitant des drapeaux turcs et entonnant "Allah akhbar". En tête, des jeunes hommes aux mains jointes, suivis de familles accompagnés de petits enfants.

Au son d'une sono poussée à fond installée sur un bus improvisé en tribune, ils se sont mêlés sur la place à la foule s'y étant déja rassemblée.

Sous les sifflets et les acclamations, la marée rouge des drapeaux est montée jusqu'au monument central de la place, escaladé par de jeunes manifestants.

Klaxonnant à tout rompre, vitres ouvertes, d'autres Stambouliotes tournaient dans les rues environnantes. Certains étaient suspendus aux portières pour mieux faire flotter le drapeau national, d'autres s'en étaient drapés.

"Je suis content, j'aime la Turquie", souriait Ahmet, 7 ans. "Aujourd'hui nous célébrons la liberté et la démocratie, nous célébrons la Turquie", lançait Fatma, 18 ans.