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Le président bolivien Evo Morales © ap

Evo Morales condamne l'arrestation d'Assange

Le président bolivien de gauche Evo Morales a condamné "énergiquement" jeudi l'arrestation à Londres de l'Australien Julian Assange, estimant qu'il s'agissait d'une "violation de la liberté d'expression".

"Nous condamnons énergiquement l'arrestation de Julian Assange et la violation de la liberté d'expression" que cela constitue, a écrit Evo Morales sur Twitter.

Solidarité
Le dirigeant, un des derniers représentants de la gauche latinoaméricaine, dans une région qui a viré à droite ces dernières années, a également exprimé sa "solidarité avec ce frère qui est poursuivi par le gouvernement des Etats-Unis pour avoir révélé ses violations des droits de l'homme, ses assassinats de civils et son espionnage diplomatique".

Un plan pour déstabiliser le président équatorien?

L'Equateur a affirmé qu'une personne proche de Julian Assange était impliquée, avec des pirates informatiques russes, dans un plan de déstabilisation du président Lenin Moreno.

"Membre de Wikileaks"
"Un des membres clés de l'organisation WikiLeaks et proche de M. Julian Assange vit depuis plusieurs années en Equateur. Nous avons des preuves suffisantes que cette personne a collaboré aux tentatives de déstabilisation du gouvernement", a déclaré à la presse la ministre de l'Intérieur, Maria Paula Romo, peu après l'annonce du retrait de l'asile diplomatique et de la nationalité équatorienne à l'Australien.

Identité non révélée
Mme Romo a ajouté que ce collaborateur du site WikiLeaks, dont l'identité n'a pas été révélée, "travaillait de manière proche" avec l'ex-ministre des Affaires étrangères, Ricardo Patiño du précédent président équatorien Rafael Correa, ainsi qu'avec "deux hackers russes qui vivent aussi en Equateur".

"Piraterie informatique"
"Nous ne permettrons pas que l'Equateur se convertisse en un centre de piraterie informatique et nous ne pouvons permettre que des activités illégales se déroulent dans le pays, que ce soit pour porter préjudice à des citoyens équatoriens, d'autres pays ou à n'importe quel gouvernement", a-t-elle souligné.