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L’emplacement Facebook au salon Viva Tech de Paris, en mai 2019 © REUTERS

Facebook supprime 265 "faux comptes" pilotés selon lui depuis Israël

Facebook a supprimé 265 "faux comptes", pages et groupes sur sa plateforme et celle d'Instagram, dont les contenus concernaient notamment la vie politique de plusieurs pays africains, en pointant les "comportements inauthentiques" de leurs créateurs localisés "en Israël".

"Les personnes derrière ce réseau ont eu recours à de faux comptes pour diffuser leurs contenus et accroître artificiellement leur audience", se faisant notamment passer "pour des médias locaux" des pays visés et "publiant de soi-disant fuites concernant des personnalités politiques", a expliqué Facebook.

Une partie de l'activité derrière ces différents comptes "était liée à une entité commerciale israélienne, Archimedes Group", qui a "de façon répétée" falsifié son identité et enfreint d'autres règles, a expliqué Nathaniel Gleicher, à la tête de la cybersécurité pour Facebook, auteur d'un blog publié par le réseau social.

Cette firme israélienne et toutes ses filiales "sont désormais bannies de Facebook", a-t-il précisé.

Les éléments supprimés liés aux élections

Dans le détail, le réseau social affirme avoir supprimé 65 comptes Facebook, 161 pages, 23 groupes, 12 "évènements" et 4 comptes Instagram (son service de partage de photographies), les pages Facebook incriminées ayant été suivies au total par quelque 2,8 millions de comptes.

Les contenus incriminés se concentraient sur le Nigeria, le Sénégal, le Togo, l'Angola, le Niger et la Tunisie, mais touchaient également à l'Amérique latine et à l'Asie du sud-est, postant des informations liées aux élections des différents pays et critiquant diverses personnalités politiques, selon Facebook, qui publie trois exemples rédigés en français.

Pris dans une nuée de scandales et polémiques, le réseau social américain multiplie les annonces de suppressions de contenus de son réseau.

Fin mars, il avait ainsi annoncé la fermeture de milliers de pages "trompeuses" liées à la Russie et à l'Iran. Début mai, le groupe californien avait également supprimé plus d'une centaine de pages, groupes et comptes en Russie.