Selon de nombreux experts, le nouveau coronavirus qui fragilise la planète entière trouve son origine sur un marché de Wuhan, dans le centre de la Chine. En début d’année, Pékin avait d’ailleurs très clairement désigné en ce marché comme le berceau de l’épidémie, lorsque le virus se serait transmis d’une espèce animale à une autre avant de contaminer l’homme.
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Selon de nombreux experts, le nouveau coronavirus qui fragilise la planète entière trouve son origine sur un marché de Wuhan, dans le centre de la Chine. En début d’année, Pékin avait d’ailleurs très clairement désigné en ce marché comme le berceau de l’épidémie, lorsque le virus se serait transmis d’une espèce animale à une autre avant de contaminer l’homme. © EPA

Gaia réclame des mesures drastiques pour éviter que l’histoire ne se répète

Une fois la crise sanitaire passée, le monde devra prendre des mesures drastiques afin que cela ne se reproduise plus, appelle l’association de défense des animaux Gaia. Dans le viseur de l’organisation belge: le commerce de la viande de brousse et des animaux sauvages et les “marchés humides”, comme celui de Wuhan, d’où proviendrait le Covid-19.

Que faudra-t-il faire pour éviter que le monde ne soit à nouveau confronté à une épidémie d’une telle ampleur? Pour Gaia, il convient absolument de mettre fin à ce que l’association estime être la source du Covid-19. 

“Dès que la vague de contaminations sera passée, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit exhorter les pays asiatiques et africains concernés, et de préférence le monde entier, à prendre des mesures drastiques contre les ‘marchés humides’ (les ‘wet markets’), la viande de brousse (‘bush meat’) et le commerce légal et illégal d’animaux sauvages capturés”, explique le Groupe d’action dans l’intérêt des animaux (Gaia) dans un communiqué.

L’Europe appelée elle aussi à agir

Gaia va plus loin et réclame également la fin du “transport d’animaux vivants destinés à l’abattage vers des pays tiers, car ces transports entraînent le risque de propager des maladies animales aux conséquences désastreuses”, affirme son président Michel Vandenbosch.

L’Asie et l’Europe ne sont pas les seules visées. L’Europe devra elle aussi insister sur ces points et prendre elle-même les mesures drastiques mais nécessaires, plaide encore Gaia.

la Chine cherche-t-elle à échapper à ses responsabilités?

Selon de nombreux experts, le nouveau coronavirus qui fragilise la planète entière trouve son origine sur un marché de Wuhan, dans le centre de la Chine. En début d’année, Pékin avait d’ailleurs très clairement désigné ce marché comme le berceau de l’épidémie, lorsque le virus se serait transmis d’une espèce animale à une autre avant de contaminer l’homme. Le gouvernement chinois avait ensuite quelque peu revu sa position et des officiels chinois ont affirmé que le virus pourrait être de source étrangère. Comme si la Chine cherchait à échapper à sa responsabilité dans cette crise sanitaire.

Dans son communiqué, Gaia rappelle que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2003, appartenant lui aussi à la famille des coronavirus, provenait de chauves-souris et s’est propagé à l’être humain, via des chats et/ou des civettes. Des animaux que l’on trouve fréquemment sur les marchés chinois. “Les ‘wet markets’ asiatiques réunissent toutes les conditions pour le passage d’un virus de l’animal à l’Homme. Et font des deux les mêmes victimes”, prévient Gaia.

La Chine interdit le commerce et la consommation d’animaux sauvages... pour le moment

Fin février,  la Chine avait décidé au plus fort de l’épidémie dans le pays d’interdire “complètement” et immédiatement le commerce et la consommation d’animaux sauvages. Le gouvernement souhaitait abolir la mauvaise habitude de trop consommer des animaux sauvages et protéger efficacement la santé et la vie de la population chinoise. Néanmoins, le commerce d’animaux sauvages avait également été interdit lors de la crise du Sras en 2002-2003 avant de reprendre rapidement.

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