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Gbagbo a été arrêté par les forces de Ouattara (vidéo)

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Laurent Gbagbo, 65 ans, n'a pas été arrêté par l'armée française, comme annoncé plus tôt, mais par les forces d'Alassane Ouattara, a précisé Jean-Marc Simon, l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire.

Laurent Gbagbo a été emmené avec de nombreux prisonniers, dont plusieurs ministres de son gouvernement à l'hôtel du Golf, quartier général de son rival à Abidjan.

"Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) et conduit à l'Hôtel du Golf par les FRCI", a déclaré M. Simon. Un porte-parole de Laurent Gbagbo avait précédemment annoncé que l'arrestation avait été le fait des forces françaises, qui avaient ensuite remis le président sortant à la rébellion.

La France et l'ONU "en soutien"
La force militaire française Licorne et les troupes de la mission onusienne en Côte d'Ivoire (ONUCI) étaient "en soutien de l'opération" lors de l'arrestation de Gbagbo, a indiqué une source au ministère français de la Défense.

"A aucun moment les forces françaises n'ont pénétré" dans la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo, a affirmé l'état-major des armées à Paris. "Si on met deux hélicoptères en l'air, c'est du soutien", a-t-on ajouté de même source.

Cette arrestation survient après une nouvelle campagne de frappes de la France et de l'ONU sur la résidence où était retranché M. Gbagbo, qui refusait de se rendre, et après plus de quatre mois d'une crise post-électorale sanglante.

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a eu un long entretien téléphonique avec Alassane Ouattara, peu après l'arrestation de son rival, a par ailleurs annoncé l'Elysée.

Après une offensive éclair de quelques jours, les forces pro-Ouattara étaient entrées à Abidjan le 1er avril, début de combats entre militaires fidèles à Gbagbo et Forces républicaines de Ouattara. L'Onuci et la force française Licorne ont ensuite frappé des camps militaires et les armes lourdes situées à la résidence et au palais présidentiel de Gbagbo à Abidjan.
 
"Le cauchemar est terminé"
Laurent Gbagbo est "en bonne santé" et sera présenté devant la justice pour être jugé, selon l'ambassadeur de Côte d'Ivoire auprès de l'ONU, Youssoufou Bamba. Laurent Gbagbo a "agi contre tous les principes démocratiques. Pour autant, il doit être traité avec respect et tout processus judiciaire qui s'ensuivra doit être équitable et organisé selon les règles", a immédiatement réagi à Londres le ministre des Affaires étrangères William Hague.

"Le cauchemar est terminé" restera la première déclaration du Premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro, après la chute de Gbagbo. Il précisait sur la TV pro-Ouattara que Gbagbo est "aux arrêts" de même que son épouse Simone, considérée comme une radicale. Soro, qui n'a pas souhaité préciser où se trouvait physiquement le président arrêté, a également appelé les forces loyales à Gbagbo au ralliement.

Des partisans d'Alassane Ouattara sont sortis de l'hôtel en brandissant des mèches de cheveux en criant : "Ce sont les cheveux de Simone !" C'est vers 13H00 (locales et GMT), soit 15H00 à Bruxelles, que Laurent Gbagbo et son épouse sont arrivés à l'hôtel du Golf après leur arrestation, a affirmé à l'AFP Anne Ouloto, porte-parole de M. Ouattara. Leur fils Michel est également présent, selon cette même source.

Des images de Gbagbo arrêté
La télévision du nouveau président ivoirien Alassane Ouattara a diffusé des images de l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo, visiblement fatigué, peu après son arrestation lundi.

Sur des images sans son, diffusées par la chaîne TCI, on voit M. Gbagbo entrer dans une chambre, s'asseoir sur un lit, entouré de plusieurs hommes debout avec lesquels il converse. Parmi eux, son fils Michel, le ministre de l'Intérieur de M. Ouattara, Hamed Bakayoko, et le commandant Issiaka Ouattara, dit "Wattao", un des chefs militaires des forces pro-Ouattara.

L'un des hommes l'aide à retirer sa chemise, ouverte sur un débardeur blanc, son fils lui tend une serviette blanche avec laquelle il éponge son visage en sueur ainsi que ses aisselles, puis on l'aide à enfiler une autre chemise, de couleur verte, aux motifs africains.

D'autres images montrent son épouse Simone Gbagbo, décoiffée, et escortée par des hommes non identifiés. (afp/belga/7sur7)

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