Plein écran
Emmanuel Macron juge "normal" qu'il y ait des contestations © photo_news

Gilets jaunes: Macron prône "le dialogue" pour sortir du mouvement

Le président français Emmanuel Macron a affirmé mardi que "c'est par le dialogue" et "l'explication" qu'il sera possible de mettre fin au mouvement des "gilets jaunes" qui protestent depuis plusieurs jours contre la hausse des carburants.

Citation

"On vit un moment d'inquiétu­de parce qu'on se fait engueuler, parce que la situation est tendue. C'est difficile" du fait de "la transforma­ti­on qu'on a engagée"

E. Macron

"Le gouvernement est actuellement confronté à des protestations. C'est dans le dialogue qu'on peut en sortir, dans l'explication, dans la capacité à trouver à la fois le bon rythme et les solutions de terrain", a déclaré M. Macron lors d'un débat en compagnie du Premier ministre Charles Michel avec quelque 800 étudiants à Louvain-la-Neuve, au second jour de sa visite d'Etat en Belgique.

Des contestations normales
Sans citer nommément les "gilets jaunes", qui mènent des opérations de blocage depuis samedi, le chef de l'Etat a jugé "normal" qu'il y ait des protestations car "les choses ne se font pas spontanément". La transition écologique "suppose de changer les habitudes, ce n'est jamais aisé", a-t-il ajouté, en souhaitant que, "collectivement, il faut qu'on ait un esprit de responsabilité".

Aide à la conversion
Il a réexpliqué que la stratégie du gouvernement était "d'une part de taxer davantage les énergies fossiles et, d'autre part, d'avoir un accompagnement des plus modestes". Il a cité l'"aide à la conversion (...) pour acheter des véhicules beaucoup moins polluants", l'indemnisation des "gens qui ont besoin de beaucoup se déplacer" et le soutien à ceux "qui se chauffent au fioul".

Le Premier ministre Edouard Philippe a abondé dans le même sens lors de la réunion de groupe des députés du parti présidentiel La République en Marche (LREM).

"Nous gagnerons en cohérence"
"On vit un moment d'inquiétude parce qu'on se fait engueuler, parce que la situation est tendue. C'est difficile" du fait de "la transformation qu'on a engagée" mais "je pense que nous gagnerons collectivement par la cohérence, la constance et la détermination", a lancé le chef du gouvernement, cité par des participants.