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Hollande hué et sifflé au défilé du 14 juillet

UpdateDes huées et des sifflets se sont élevés dimanche matin au passage de François Hollande qui, avant le défilé du 14 Juillet, descendait les Champs Elysées où des opposants au mariage homosexuel étaient présents.

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Le mouvement de la Manif pour Tous avait diffusé dans la semaine un communiqué, précisant qu'il n'appelait à aucune action "par respect pour l'armée française". Mais les plus résolus des opposants s'étaient donné rendez-vous sur Twitter.

Avant le défilé, entre 9 et 10h, au niveau du Grand Palais, une quinzaine d'entre eux arborant des drapeaux ou des bracelets roses de la Manif pour tous avaient été interpellés pour des contrôles d'identité, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Quoi, on n'a pas le droit de ne pas être d'accord? On n'est pas obligé d'applaudir", a rétorqué à des personnes favorables au mariage homosexuel une opposante à la loi Taubira. Plusieurs personnes portant les sweat-shirts du mouvement avaient fait le déplacement. Un drapeau a également été vu flottant en haut des Champs-Elysées, près de la place de l'Etoile.

D'autres manifestants avaient toutefois dit qu'ils étaient venus sans les signes distinctifs visibles du mouvement d'opposition au mariage homosexuel, pour passer inaperçus. Six personnes placées derrière une barrière ont ainsi déployé une banderole sur laquelle étaient dessinés un homme, une femme et des enfants se tenant la main, imitant le logo de la Manif pour Tous, ont rapporté plusieurs témoins.

Depuis l'entrée en vigueur de la loi sur le mariage homosexuel, les plus résolus de ses opposants continuent de mener des actions qui se veulent spectaculaires. Sur Twitter, le Printemps français (@nelachonsrien), une nébuleuse d'opposants, a diffusé samedi une photographie montrant un lâcher de poules devant le domicile parisien de François Hollande.

François Hollande a descendu la célèbre avenue debout dans un véhicule de commandement, escorté par les cavaliers de la garde républicaine. Il s'agit de sa deuxième fête nationale depuis son élection. Selon les sondages, sa cote de popularité est à un niveau très bas, plus d'un an après sa victoire à la présidentielle.

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La reprise économique est là
Lors de son interview télévisée, Hollande a assuré que la reprise économique était là. "La reprise, elle est là", a déclaré M. Hollande à qui l'on demandait si la prévision de contraction de 0,2% de l'économie pour 2013 de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) l'inquiétait.

"Il y a une production industrielle qui repart", a-t-il argué, affirmant que la France était le pays d'Europe où la production industrielle est le plus rapidement repartie".

Interrogé sur le risque de tuer la reprise dans l'oeuf par des hausses de prélèvements fiscaux, il s'est engagé à augmenter les impôts "dans l'idéal, le moins possible".

"Oui, nous allons faire, nous avons fait des économies, et je ne ferai des augmentations d'impôts que si elles sont absolument indispensables, dans l'idéal le moins possible", a-t-il déclaré.

En mars, avril et mai, la production industrielle cumulée a augmenté de 1% par rapport aux trois mois précédents et de 0,6% dans le seul secteur manufacturier, c'est-à-dire sans prendre en compte l'énergie et le secteur minier.

Sur le seul mois de mai, la production a diminué de 0,4% par rapport au mois précédent, après avoir augmenté de 2,2% en avril.

L'industrie française suit une évolution semblable à celle de son homologue allemande, dont la production a reculé de 1% en mai après un bond de 2% en avril.

Cela est "de bon augure" pour l'économie française, qui devrait donc avoir renoué avec la croissance au deuxième trimestre après une brève récession, avaient indiqué mercredi des économistes. Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, avait déclaré mercredi s'attendre à une croissance de 0,2% au printemps.