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Viktor Orban considère que les attentats de Bruxelles doivent être pris comme des "des attaques contre la Hongrie". © epa

Hongrie et Pologne étoffent leur arsenal antiterroriste après les attentats de Bruxelles

Le gouvernement hongrois a présenté jeudi un projet d'amendement constitutionnel visant à renforcer les moyens de lutte antiterroriste. La Pologne veut, elle, aussi se doter dans les prochaines semaines d'une nouvelle loi en la matière.

Les attentats de Paris et de Bruxelles ont clos le débat. "La menace terroriste s'accroît", a déclaré jeudi le ministre hongrois de l'Intérieur, Sandor Pinter. Le premier ministre Viktor Orban avait souligné mercredi que les attentats de Bruxelles devaient "être considérés comme des attaques contre la Hongrie" et appelé à prendre sans tarder "toutes les mesures nécessaires" pour se protéger.

Le projet de loi, souhaité de longue date par M. Orban, prévoit notamment un renforcement des effectifs et des moyens des forces de l'ordre, un renforcement des moyens de surveillance des télécommunications et la possibilité de suivre en temps réel les comptes bancaires de suspects.

Pas la majorité nécessaire
Le projet de loi, qui n'a pas été présenté dans ses détails, apparaît légèrement en retrait par rapport à une première version qui avait fuité en janvier, et que l'opposition avait annoncé qu'elle ne voterait pas. Le gouvernement ne dispose pas de la majorité des deux tiers nécessaire à une révision constitutionnelle.

A cette fin, M. Pinter a annoncé que des négociations seraient engagées avec tous les partis représentés au Parlement en vue d'un dépôt formel du texte en avril. Il a assuré que les nouvelles mesures "ne sont pas contre les Hongrois, mais pour leur sécurité".

En Pologne, le ministre de l'intérieur Mariusz Blaszczak a annoncé qu'il soumettrait son projet de loi "à l'approbation du gouvernement début avril, pour que le parlement puisse l'examiner et l'adopter en mai".

Expulsion immédiate
Le ministre chargé des services spéciaux, Mariusz Kaminski a précisé que la nouvelle loi permettrait notamment la détention prolongée de personnes suspectées d'activités terroristes, l'expulsion immédiate d'étrangers indésirables, la suspension d'événements grand public ou la fermeture ponctuelle de passages frontaliers.

La Première ministre Beata Szydlo a annoncé mercredi que Varsovie n'accueillerait pas pour l'heure des migrants dans le cadre du programme de répartition de l'UE. "Après ce qui s'est passé à Bruxelles, il n'est pas possible en ce moment de dire que nous sommes d'accord pour accepter un groupe quelconque de migrants", a-t-elle dit.

Des milliers de migrants "viennent ici seulement pour améliorer leurs conditions de vie", a-t-elle dit. Parmi eux, "il y a également des terroristes".

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